Ce formulaire rassemble, chapitre par chapitre, les définitions, les lois et les méthodes du cours, avec la notation des chapitres correspondants — les numéros d'équations et de théorèmes y renvoient. Chaque relation est suivie de la signification de ses symboles et, surtout, de ses conditions de validité: une loi de chimie sans son domaine est un piège, et la moitié des erreurs d'examen consiste à appliquer une relation exacte hors de l'endroit où elle vaut. Les démonstrations, les exemples chiffrés et les pièges classiques restent dans les chapitres.
Conventions d'écriture: virgule décimale partout, y compris en mathématiques (); espace fine pour les milliers (); unités séparées du nombre par une espace et toujours en romain (, , ); formules chimiques en mode mathématique avec indices et charges (, , ); phases en , , , ; pour une réaction supposée complète et pour un équilibre. L'état standard retenu dans tout le cours est , , et les valeurs tabulées sont données à sauf mention contraire.
Notation unifiée
| Symbole | Grandeur | Unité usuelle | Introduit au chapitre |
|---|---|---|---|
| , , | masse, masse molaire, masse atomique ou moléculaire relative | , , sans dimension | 1 |
| quantité de matière | 1 | ||
| , | nombre d'entités, constante d'Avogadro | —, | 1 |
| masse volumique | , | 1 | |
| avancement de réaction | 1 | ||
| coefficient stœchiométrique (compté positif) | sans dimension | 1 | |
| rendement | % | 1 | |
| , | concentration molaire | 1 | |
| concentration massique | 2 | ||
| fraction molaire | sans dimension | 2 | |
| molalité | 2 | ||
| conductivité | 2 | ||
| , | longueur d'onde, fréquence | , | 3 |
| , , , | nombres quantiques | sans dimension | 3 |
| , , | numéro atomique, charge nucléaire effective, constante d'écran | sans dimension | 3, 4 |
| , , | énergie de première ionisation, enthalpie d'attachement électronique, électronégativité | , , sans dimension | 4 |
| énergie de liaison (de dissociation) | 5 | ||
| charge formelle | sans dimension | 5 | |
| moment dipolaire | () | 5, 6 | |
| , , | pression, volume, température thermodynamique | ou , ou , | 7 |
| facteur de compressibilité | sans dimension | 7 | |
| , , | vitesse quadratique moyenne, la plus probable, moyenne | 7 | |
| , | chaleur et travail reçus par le système | 8 | |
| , , , | énergie interne, enthalpie, entropie, enthalpie libre | , | 8, 9 |
| , , | capacité thermique, capacité massique, capacité molaire | , , | 8 |
| , , , | vitesse, constante de vitesse, facteur préexponentiel, énergie d'activation | , variable, variable, | 10 |
| temps de demi-vie | 10 | ||
| , , | constante d'équilibre (activités), en concentrations, en pressions | sans dimension | 11 |
| quotient réactionnel | sans dimension | 9, 11, 12 | |
| , , , | constantes d'acidité, de basicité, produit ionique de l'eau, produit de solubilité | sans dimension | 12 |
| , | potentiel d'électrode, potentiel standard de réduction | 12 | |
| constante de Faraday | 12 |
Réutilisations déclarées. Trois symboles servent deux fois dans ce cours, comme dans toute la littérature; il faut lire le contexte, non le symbole.
- est toujours le quotient réactionnel (chapitres 9, 11, 12). La charge électrique s'écrit — mais désigne aussi la chaleur reçue au chapitre 8, et une charge formelle au chapitre 5. La règle pratique: dans un bilan thermique, est une chaleur en joules; dans une loi de Faraday, est une charge en coulombs.
- est la quantité de matière (chapitres 1, 2, 7, 8), le nombre quantique principal (chapitres 3, 4), l'ordre global d'une réaction (chapitre 10) et le nombre d'électrons échangés (chapitre 12). La relation de Faraday (12.23) les fait cohabiter dans la même ligne, : le du dénominateur est un nombre d'électrons, celui de gauche des moles.
- est une constante d'équilibre (chapitre 11), mais minuscule est une constante de vitesse (chapitre 10), la constante de Boltzmann et , des constantes ébullioscopique et cryoscopique (chapitre 7). est une entropie (chapitre 9) mais une constante d'écran dans les règles de Slater (chapitre 4); un numéro atomique (chapitres 3 et 4) mais un facteur de compressibilité (chapitre 7); une concentration (chapitres 1, 2, 11, 12), une capacité thermique massique (chapitre 8) et la vitesse de la lumière (chapitre 3); une vitesse de réaction (chapitre 10) mais une vitesse moléculaire (chapitre 7).
Constantes et valeurs partagées
| Constante | Symbole | Valeur |
|---|---|---|
| Constante d'Avogadro | ||
| Constante des gaz parfaits | ||
| Constante de Faraday | ||
| Constante de Planck | ||
| Vitesse de la lumière | ||
| Constante de Boltzmann | ||
| Constante de Rydberg (énergie) | ||
| Charge élémentaire | ||
| Zéro de l'échelle Celsius | ||
| Volume molaire, et | ||
| Volume molaire, et | ||
| Produit ionique de l'eau à | ||
| Facteur de Nernst à |
Masses molaires (en ): H 1,008 · C 12,011 · N 14,007 · O 15,999 · F 19,00 · Na 22,99 · Mg 24,31 · Al 26,98 · Si 28,09 · P 30,97 · S 32,06 · Cl 35,45 · K 39,10 · Ca 40,08 · Fe 55,85 · Cu 63,55 · Zn 65,38 · Br 79,90 · Ag 107,87 · I 126,90 · Ba 137,33 · Pb 207,2. Dérivées: · · · · · · · .
Les tables thermodynamiques (, ), les , les et les potentiels standard sont rassemblés à l'annexe B; les valeurs les plus utilisées sont rappelées dans les sections 8, 9 et 12 ci-dessous.
Chapitre 1 – Matière, mesures et stœchiométrie
Masse volumique. La densité relative est le rapport , sans dimension, la référence étant l'eau à pour un liquide ou un solide et l'air pour un gaz: ne l'appelez jamais une masse volumique.
Chiffres significatifs — la règle appliquée dans tout le cours. Une addition ou une soustraction se règle sur le nombre de décimales du terme le moins précis; une multiplication ou une division sur le nombre de chiffres significatifs du facteur le moins précis. Les nombres exacts (coefficients stœchiométriques, facteurs de conversion définis, dans sa définition) n'imposent aucune limite. On arrondit une seule fois, à la fin, et l'on garde un chiffre de garde dans les étapes intermédiaires. L'exactitude est la proximité de la valeur vraie, la précision la reproductibilité: une série peut être précise et fausse.
Nombre de masse d'un nucléide ( protons, neutrons) et masse atomique relative d'un élément, moyenne des masses isotopiques pondérée par les abondances (dont la somme vaut 1). Les isotopes d'un élément ont le même et des différents; un ion a le même que l'atome et un nombre d'électrons différent.
Les trois conversions qui font de la quantité de matière le carrefour obligé de tout calcul. Conditions: (1.6) suppose le gaz parfait et exige que l'on précise et — n'est pas une constante universelle, il vaut à sous mais sous et à sous . On ne passe jamais directement d'une masse à un volume de gaz: on passe par .
Composition centésimale massique, étant le nombre d'atomes de l'élément dans la formule. Méthode inverse (analyse élémentaire): partir de , convertir chaque pourcentage en moles, diviser par la plus petite, multiplier au besoin par un entier pour obtenir la formule empirique; puis donne la formule moléculaire. Ne jamais arrondir un rapport tel que à : il faut multiplier par 2.
Avancement, avancement maximal et rendement. Le réactif limitant est celui qui réalise le minimum de (1.9) — jamais celui dont la masse ou la quantité initiale est la plus faible, ce qui est le piège numéro un de la stœchiométrie. Les sont comptés algébriquement, négatifs pour les réactifs.
Concentration molaire et relation de dilution. Condition de (1.12): la quantité de soluté est conservée, donc aucune réaction ni évaporation entre les deux états; le volume de la solution, non celui du solvant, figure au dénominateur.
Chapitre 2 – Réactions en solution aqueuse
Enthalpie de dissolution d'un solide ionique: le coût de destruction du réseau plus le gain d'hydratation des ions. Condition d'usage: le signe de ne décide pas de la solubilité — c'est qui décide (chapitre 9), et le terme entropique est souvent dominant. Un sel dont la dissolution est endothermique peut être très soluble.
Concentration massique, fraction molaire (de somme égale à 1), molalité et conductivité. La molalité rapporte au solvant et non à la solution, et ne dépend donc pas de la température: c'est elle qui intervient dans les propriétés colligatives (7.20). Passer de à ou à un pourcentage massique exige la masse volumique de la solution. En ppm et ppb pour une solution aqueuse diluée, , l'approximation reposant sur .
Électrolytes. Un électrolyte fort est totalement dissocié (sels solubles, , , première acidité, , , , hydroxydes des groupes 1 et 2 solubles), un électrolyte faible partiellement (, , ). Fort n'est pas concentré et faible n'est pas dilué: le premier couple décrit le taux de dissociation, le second la quantité par litre.
Relation du titrage à l'équivalence (théorème 2.2). Condition: réaction totale, rapide et de stœchiométrie 1:1; pour une autre stœchiométrie il faut réintroduire les coefficients, . Le volume à l'équivalence se lit sur le saut, non à la fin de l'addition.
pH d'un mélange d'acide fort et de base forte, étant l'excès de l'un sur l'autre. C'est la forme exacte, valable même très près de l'équivalence, là où échoue. Le piège de : cette formule suppose un acide fort, une dilution suffisante pour négliger les activités, et pour que l'autoprotolyse de l'eau reste négligeable.
Tableau d'avancement en trois lignes — état initial, variation, état final — pour . C'est l'outil qui sert jusqu'au chapitre 12: bilan de matière, réactif limitant, composition à l'équilibre, pH d'un acide faible, solubilité. Travailler en moles quand le volume change (titrage, mélange), en concentrations quand il est constant (équilibre en réacteur fermé).
Les trois niveaux d'écriture d'une réaction en solution: équation moléculaire (toutes les espèces sous forme non dissociée), équation ionique complète (tout électrolyte fort et soluble est dissocié), équation ionique nette (on retire les ions spectateurs, présents à l'identique des deux côtés). On n'écrit jamais dissociés: un solide, un gaz, un liquide pur, un électrolyte faible.
Chapitre 3 – Structure de l'atome
Relation de dispersion du vide, relation de Planck-Einstein (théorème 3.1) et équation de l'effet photoélectrique (théorème 3.2). Conditions: (3.3) vaut dans le vide; (3.5) n'a de sens que pour , et l'énergie cinétique maximale est indépendante de l'intensité — l'intensité ne fixe que le nombre d'électrons émis. C'est cette indépendance qui impose le photon.
Formule de Rydberg (théorème 3.3), d'abord empirique. Séries: Lyman (ultraviolet), Balmer (visible), Paschen (infrarouge).
Modèle de Bohr et sa généralisation hydrogénoïde, avec . Condition de validité, essentielle: ces expressions ne sont exactes que pour un système à un seul électron — , , . Pour tout atome polyélectronique la répulsion inter-électronique lève la dégénérescence en et le modèle échoue quantitativement. L'énergie d'ionisation de l'état fondamental de l'hydrogène vaut ; une transition émet (3.9).
Relation de de Broglie (théorème 3.4) et principe d'indétermination (théorème 3.5), avec . La longueur d'onde d'un objet macroscopique est inobservablement petite; l'indétermination n'est pas une limite instrumentale mais une propriété de l'état quantique.
Nombres quantiques. fixe la couche et l'énergie; la sous-couche et la forme (, , , ); l'orientation, soit orbitales par sous-couche; le spin. Une couche contient orbitales et au plus électrons.
Densité de probabilité radiale: est maximale au noyau pour une orbitale , alors que y est nulle et culmine en . La distinction est le contenu de la figure 3.2. Une orbitale est une fonction d'onde, pas une trajectoire ni une boîte.
Construction des configurations. Ordre de remplissage de Klechkowski ( croissant, puis croissant), principe de Pauli (théorème 3.6: deux électrons d'un même atome ne peuvent avoir leurs quatre nombres quantiques identiques, donc deux électrons au plus par orbitale, de spins opposés) et règle de Hund (théorème 3.7: à sous-couche dégénérée, un électron par orbitale avant tout appariement, spins parallèles). Attention aux ions: on retire les électrons de la couche de le plus élevé, donc avant , alors qu'on avait rempli en premier. Exceptions à connaître: et . Une espèce à électron célibataire est paramagnétique, une espèce à électrons tous appariés diamagnétique.
Chapitre 4 – Tableau périodique et propriétés périodiques
Loi de Moseley — qui fonde la loi périodique (théorème 4.1) sur le numéro atomique et non sur la masse — et définition de la charge nucléaire effective, étant la constante d'écran.
Règles de Slater (théorème 4.3), pour l'électron considéré, après avoir groupé la configuration en :
| Contribution à | Électron ou | Électron ou |
|---|---|---|
| Même groupe | chacun ( pour ) | chacun |
| Groupe | chacun | chacun |
| Groupes et au-delà | chacun | chacun |
| Groupes plus externes |
Conditions d'usage: les règles sont une recette empirique de 1930, calibrée sur les éléments légers; elles donnent une tendance, pas une mesure. Elles ne prédisent ni les anomalies d'énergie d'ionisation ni les propriétés des métaux de transition.
Énergie de première ionisation, toujours positive, et enthalpie d'attachement électronique, généralement négative. Piège de signe: l'affinité électronique est traditionnellement définie comme , donc positive quand l'attachement est exothermique; les tables diffèrent sur la convention, il faut lire laquelle est employée. Les ionisations successives croissent toujours, et le saut brutal signale le passage au cœur: il compte les électrons de valence.
Tendances périodiques (toutes choses égales par ailleurs, et toutes admettant des exceptions):
| Grandeur | Le long d'une période (vers la droite) | Le long d'un groupe (vers le bas) | Mécanisme |
|---|---|---|---|
| Rayon atomique | diminue | augmente | croît à constant / une couche s'ajoute |
| Énergie d'ionisation | augmente | diminue | idem |
| Électronégativité | augmente | diminue | idem |
| Caractère métallique | diminue | augmente | idem |
Les deux anomalies de valent mieux que la tendance: le creux du groupe 13 (, ) s'explique par le départ d'un électron moins pénétrant que ; celui du groupe 16 (, ) par la répulsion de deux électrons appariés dans une même orbitale . Un rayon ionique ne se compare qu'à un rayon de même nature: un cation est plus petit que son atome, un anion plus grand. Dans une série isoélectronique, le rayon décroît quand croît.
Chapitre 5 – La liaison chimique
Potentiel de Morse d'une diatomique — dont le minimum définit à la fois la longueur de liaison et la profondeur du puits — et énergie coulombienne d'une paire d'ions. Une liaison est un compromis entre attraction et répulsion, pas une colle.
Équation de Born-Landé, étant la constante de Madelung du réseau et l'exposant de Born (ici encore un de plus). Tendance à retenir: l'énergie réticulaire croît comme le produit des charges et comme l'inverse de la distance interionique — (charges ) est très au-dessus de .
Cycle de Born-Haber (théorème 5.2): l'énergie réticulaire est la seule inconnue et se déduit du bouclage, parce que est une fonction d'état (loi de Hess, chapitre 8). Piège des signes: sublimation et dissociation positives, ionisation positive, attachement électronique négatif, réticulaire négative. Une seule erreur de signe déplace le résultat de deux fois la valeur du terme.
Charge formelle: électrons de valence de l'atome isolé, électrons non liants, électrons de liaison. La somme des charges formelles vaut la charge de l'édifice — c'est le contrôle. On retient la structure dont les charges formelles sont les plus proches de zéro et dont la charge négative est portée par l'atome le plus électronégatif. Une charge formelle n'est pas une charge réelle: c'est un compteur qui suppose le partage parfaitement égal des doublets.
Structures de Lewis, méthode en cinq étapes. (1) Compter le total d'électrons de valence, en ajoutant la charge négative ou en retirant la charge positive. (2) Placer l'atome central — le moins électronégatif, jamais . (3) Tracer une liaison simple par voisin. (4) Compléter les octets des atomes périphériques. (5) Placer le reste sur l'atome central, puis former des liaisons multiples tant qu'il manque des octets. Exceptions: les espèces à octet incomplet (, ), les espèces à nombre impair d'électrons (, ) et les édifices hypervalents des périodes 3 et au-delà (, ). L'explication scolaire de l'hypervalence par une «expansion de l'octet» sur les orbitales est aujourd'hui contestée: les calculs montrent une participation négligeable, et l'on invoque plutôt des liaisons à trois centres et quatre électrons.
Résonance. Lorsque plusieurs structures de Lewis équivalentes ne diffèrent que par la place des doublets — jamais par la place des noyaux — la molécule réelle est un hybride unique, et non un mélange oscillant entre les formules limites. L'ordre de liaison réel est la moyenne: pour chaque liaison de , dans le benzène. L'énergie de résonance est l'abaissement d'énergie de l'hybride par rapport à la formule limite la plus stable.
Moment dipolaire d'une liaison et corrélation empirique de Pauling. Conditions: (5.7) est une corrélation ajustée, pas une loi; elle échoue nettement pour les hydrures et les liaisons métal-ligand. Les seuils conventionnels (covalente peu polaire), à (covalente polaire), (ionique) sont des conventions pédagogiques sur un continuum, pas des frontières physiques.
Estimation d'une enthalpie de réaction par les énergies de liaison (théorème 5.3). Conditions strictes: toutes les espèces à l'état gazeux, énergies de liaison moyennes (moyennées sur de nombreuses molécules), donc résultat approché à quelques dizaines de . La méthode ne peut rien dire d'une réaction en phase condensée et ne remplace jamais la loi de Hess ou les (8.14), qui sont exacts. Le même jeu d'énergies de liaison sert au chapitre 8, section «Les enthalpies de liaison».
Jeu de valeurs employé dans tout le cours (, ): 436 · 463 · 413 · 391 · 348 · 614 · 839 · 358 · 799 (valeur propre à , nettement au-dessus de la moyenne des carbonylés) · 163 · 418 · 945 · 146 · 498 · 243 · 431 · 328. Deux nombres circulent pour , 941 et 945: ce cours emploie 945 partout, l'enthalpie de dissociation mesurée de à 298 K — et pour une molécule diatomique la «moyenne» et la dissociation désignent de toute façon la même liaison. Sur la synthèse de l'ammoniac, 945 donne une estimation de contre exact; 941 aurait donné . L'écart entre les deux est plus grand que l'erreur de la méthode elle-même: c'est pourquoi une table d'énergies de liaison ne vaut qu'à condition de ne pas en mélanger deux.
Chapitre 6 – Géométrie moléculaire et orbitales
Modèle VSEPR (théorème 6.1): les domaines électroniques de la couche de valence de l'atome central — doublet liant, doublet libre, et une liaison multiple comptant pour un seul domaine — se disposent aussi loin que possible les uns des autres. Notation , liants et libres.
| Disposition des domaines | Formule | Géométrie des atomes | Angle idéal | |
|---|---|---|---|---|
| 2 | linéaire | linéaire | ||
| 3 | trigonale plane | / | trigonale plane / coudée | |
| 4 | tétraédrique | / / | tétraédrique / pyramidale à base triangulaire / coudée | |
| 5 | bipyramide trigonale | / / / | bipyramidale / bascule / en T / linéaire | et |
| 6 | octaédrique | / / | octaédrique / pyramidale à base carrée / plan carré |
Hiérarchie des répulsions (théorème 6.2): libre–libre libre–liant liant–liant. D'où pour , pour et pour . Dans une bipyramide trigonale, les doublets libres occupent les positions équatoriales. Ce que VSEPR ne fait pas: il prédit une géométrie, pas une énergie, pas une réactivité, pas un spectre; il ne dit rien de la nature de la liaison et il échoue pour de nombreux complexes de transition.
Additivité vectorielle des moments de liaison (théorème 6.3). Une molécule dont les liaisons sont polaires peut être apolaire si la symétrie annule la somme (, , , ). Condition: l'additivité est semi-quantitative — elle ignore les moments des doublets libres, qui expliquent par exemple que () et () aient la même forme et des moments très différents.
Hybridation. (2 domaines, ), (3 domaines, ), (4 domaines, ). L'hybridation est un changement de base mathématique commode pour décrire une géométrie déjà connue, pas un processus physique et pas une cause: on ne dit pas qu'une molécule est tétraédrique parce que son atome central est . Les hybridations et sont contestées pour la même raison que l'expansion de l'octet.
Liaisons et . Recouvrement axial pour , latéral pour . Une liaison simple est un ; une double est ; une triple est . La liaison interdit la rotation, d'où l'isomérie cis/trans. Plus l'ordre de liaison est élevé, plus la liaison est courte et forte.
Combinaison linéaire d'orbitales atomiques et ordre de liaison (théorème 6.4). Un ordre nul signifie que l'espèce n'existe pas (). Le diagramme d'orbitales moléculaires est le seul des trois modèles à expliquer le paramagnétisme du dioxygène: deux électrons célibataires dans les , pour un ordre de liaison . Ordres de la deuxième période: 3, 2, 1. Trois modèles, trois usages: Lewis compte les électrons, VSEPR donne la forme, les orbitales moléculaires donnent l'énergie et le magnétisme.
Chapitre 7 – Gaz, liquides et forces intermoléculaires
Pression, baromètre et manomètre. Conversions exactes: ; .
Loi des gaz parfaits (théorème 7.1) et masse volumique d'un gaz. Conditions de validité: molécules ponctuelles et sans interaction — donc pression faible et température élevée devant le point critique. En pratique l'écart reste sous 3 % entre 1 et 10 atm pour les gaz courants. Piège numéro un: les unités de . Avec , il faut en et en ; avec , en et en ; avec , en et en . Et toujours en kelvins.
Loi de Dalton (théorème 7.2) et correction du gaz recueilli sur l'eau: il faut retrancher la pression de vapeur saturante de l'eau à la température de l'expérience, valeur tabulée. Condition: mélange de gaz parfaits sans réaction entre eux.
Théorie cinétique. (7.10) ne dit pas que toutes les molécules ont la même vitesse: c'est une moyenne sur une distribution large, et elle ne porte que sur l'énergie de translation.
Distribution de Maxwell-Boltzmann et ses trois vitesses caractéristiques, dans l'ordre , avec quels que soient le gaz et la température. en quand .
Loi de Graham (théorème 7.3). Condition: effusion à travers un orifice petit devant le libre parcours moyen, à même et même . C'est le principe de la séparation isotopique de l'uranium, dont le facteur par étage est proche de 1, d'où des milliers d'étages.
Facteur de compressibilité et équation de van der Waals (théorème 7.4): corrige les attractions (il fait descendre sous 1 aux pressions moyennes), le volume propre des molécules (il fait remonter au-dessus de 1 aux hautes pressions). Les deux constantes sont ajustées par gaz, pas dérivées d'une théorie; l'équation reste approchée près du point critique.
Clausius-Clapeyron intégrée (théorème 7.5) et Clapeyron générale. Conditions de (7.17): supposée constante sur l'intervalle, vapeur assimilée à un gaz parfait, volume du liquide négligé. La forme générale (7.18) n'a aucune de ces hypothèses et c'est elle qui donne la pente négative de la courbe de fusion de l'eau, puisque y est négatif — la glace est moins dense que l'eau.
Forces intermoléculaires, par ordre croissant d'intensité typique: dispersion de London (présente dans toute espèce, croissante avec la polarisabilité donc avec la taille et la surface de contact), dipôle-dipôle, liaison hydrogène ( lié à , ou et pointant vers un doublet libre de , ou ), toutes très inférieures à une liaison covalente. Ce sont elles qui gouvernent les températures de changement d'état, la tension superficielle, la viscosité et la capillarité — et l'anomalie de l'eau.
Loi de Henry (théorème 7.6) et propriétés colligatives, qui ne dépendent que du nombre de particules dissoutes et non de leur nature: est le facteur de van 't Hoff, égal au nombre d'ions libérés par unité formulaire pour un électrolyte fort ( pour , pour ) et à 1 pour un non-électrolyte. Conditions: solutions diluées, soluté non volatil pour l'ébullioscopie, dissociation supposée complète — le mesuré est en réalité toujours un peu inférieur à sa valeur idéale à cause des appariements d'ions.
Chapitre 8 – Thermochimie
Convention de signe, valable dans tout le cours: est compté positif ce que le système reçoit. Une réaction exothermique a donc et . Une fonction d'état (, , , ) ne dépend que de l'état initial et de l'état final; et sont des grandeurs de chemin et les notations et n'ont aucun sens.
Travail de pression-volume contre une pression extérieure constante, et sa forme commode quand les gaz sont parfaits et et constantes. Une réaction qui dégage un gaz fournit du travail au milieu, donc . Unités: ; .
Premier principe (théorème 8.1) et les deux lectures calorimétriques: la chaleur mesure à volume constant (bombe), à pression constante (gobelet). C'est la raison d'être de l'enthalpie (théorème 8.2).
Condition: gaz parfaits, constante. ne compte que les espèces gazeuses — les solides et les liquides n'y figurent pas. L'écart entre et reste de quelques et n'est significatif que si .
Calorimétrie. La capacité thermique massique de l'eau liquide vaut dans les conditions usuelles. Conditions: supposée constante sur l'intervalle de température, calorimètre adiabatique, et il faut tenir compte de la capacité propre du calorimètre lorsqu'elle est donnée.
Loi de Hess (théorème 8.3), conséquence directe du caractère de fonction d'état de : l'enthalpie d'une réaction est la somme des enthalpies de toute suite d'étapes menant des mêmes réactifs aux mêmes produits. Condition: chaque étape doit être écrite dans les mêmes conditions de température et de pression, et les états physiques doivent être respectés — et ne sont pas la même espèce thermochimique.
Relation maîtresse (théorème 8.4). L'enthalpie standard de formation est celle de la réaction qui forme une mole du composé à partir des corps simples dans leur état de référence — celui qui est le plus stable à et à la température considérée: graphite, , , . Le zéro de est une convention, contrairement au zéro d'entropie (9.8).
Valeurs partagées (, , à ): · · · · · · · · · · · · · .
Même relation qu'au chapitre 5 (5.8), avec les mêmes énergies de liaison moyennes et les mêmes limites: phase gazeuse uniquement, précision de l'ordre de quelques dizaines de . Comparez toujours son résultat à celui de (8.14) quand les existent: l'écart mesure ce que coûte l'hypothèse de transférabilité des liaisons.
Chapitre 9 – Entropie et enthalpie libre
Définitions thermodynamique et statistique (théorème 9.1), étant le nombre de micro-états compatibles avec le macro-état. Condition de (9.1): le chemin doit être réversible; l'entropie étant une fonction d'état, on peut toujours remplacer un chemin réel irréversible par un chemin réversible fictif de mêmes extrémités. L'image «entropie = désordre» est commode et parfois franchement trompeuse — préférez «nombre de façons de réaliser l'état».
Les trois cas calculables à la main. Conditions: (9.3) à la température de transition et sous la pression correspondante; (9.4) avec supposée constante; (9.5) pour un gaz parfait à température constante.
Deuxième principe (théorème 9.2), l'égalité valant pour une transformation réversible. Condition de (9.7): et constantes, milieu extérieur assez grand pour être un thermostat. C'est cette relation qui permet à une réaction d'ordonner le système et d'être pourtant spontanée: la synthèse de l'ammoniac a , mais elle libère , soit pour le milieu, et au total.
Troisième principe (théorème 9.3, pour un cristal parfait à ) et entropie standard de réaction (théorème 9.4). Conséquence importante: les sont des entropies absolues, positives même pour un corps simple, alors que les sont relatives à une convention. Prévoir le signe de : il suit d'abord la variation du nombre de moles de gaz; à défaut, , et croît avec la masse molaire et la complexité moléculaire.
Valeurs partagées (, , à ): · · · · · · · · · graphite · · .
Enthalpie libre et critère de spontanéité (théorème 9.5). Conditions: et constantes. Hors de ces conditions, le critère universel reste . Spontané ne veut pas dire rapide: c'est la confusion la plus fréquente de tout le cours, et la cinétique (chapitre 10) est une science distincte.
| Spontanéité | ||
|---|---|---|
| spontanée à toute température, pas de | ||
| jamais spontanée, pas de | ||
| spontanée en dessous de | ||
| spontanée au-dessus de |
Erreur numéro un du chapitre: le facteur 1000. se tabule en et en . Condition de (9.14): et sont supposés indépendants de la température, ce qui est une approximation raisonnable sur quelques centaines de kelvins et fausse au-delà. Deux repères du cours: synthèse de l'ammoniac, ; calcination du calcaire, , soit .
Isotherme de van 't Hoff (théorème 9.6) et pont vers l'équilibre. Le point à ne jamais confondre: c'est , l'enthalpie libre réelle, qui donne le sens d'évolution; ne renseigne que sur la position de l'équilibre, c'est-à-dire sur la valeur de . Une réaction de positif évolue spontanément dans le sens direct tant que .
Travail non volumique maximal récupérable (théorème 9.7), atteint seulement dans la limite réversible. C'est la borne thermodynamique du rendement d'une pile à combustible, et elle n'est pas limitée par le facteur de Carnot. Le couplage de réactions exploite la même additivité: une réaction de positif peut être entraînée par une réaction de négatif plus grand en valeur absolue, à condition qu'elles partagent un intermédiaire réel.
Chapitre 10 – Cinétique chimique
Vitesse de réaction, unique pour toute la réaction, avec négatif pour un réactif et positif pour un produit. C'est la normalisation par les coefficients qui rend la définition indépendante de l'espèce suivie: pour , . Condition: volume constant, sinon il faut raisonner en avancement .
Loi de vitesse, d'ordres partiels , et d'ordre global . Condition capitale: les ordres sont expérimentaux et ne se lisent pas sur l'équation bilan; ils peuvent être nuls, fractionnaires ou négatifs. Ils ne coïncident avec les coefficients que pour un acte élémentaire. L'unité de dépend de l'ordre, ce qui fournit un contrôle gratuit.
Méthode des vitesses initiales: on ne fait varier qu'une concentration à la fois, et l'on prend les vitesses à pour que les produits n'aient encore pu jouer aucun rôle.
| Ordre en | Loi intégrée | Tracé linéaire | Pente | Demi-vie |
|---|---|---|---|---|
| (10.7) | contre | (10.10) | ||
| (10.8) | contre | (10.11) | ||
| (10.9) | contre | (10.12) |
Conditions de validité de ces lois intégrées: elles supposent un ordre unique en une seule espèce, à volume et température constants, et l'absence de réaction inverse notable — donc un usage loin de l'équilibre. Le théorème 10.1 les rassemble.
Théorie des collisions (théorème 10.2): une collision n'est efficace que si elle est assez énergétique () et bien orientée, d'où le facteur stérique . La fraction explique quantitativement la règle empirique «dix degrés de plus, deux fois plus vite», qui n'est vraie que pour une plage d'énergies d'activation et de températures.
Loi d'Arrhenius (théorème 10.3) sous ses trois formes. Conditions: la loi est empirique; et sont supposés indépendants de , ce qui est faux sur un large intervalle, et elle échoue pour les réactions à effet tunnel, les réactions enzymatiques au-delà de la dénaturation et certaines réactions à apparente négative. La détermination graphique lit sur la pente de contre ; ressort en quand .
Relation entre le profil réactionnel et la thermodynamique: la différence des deux barrières est l'enthalpie de réaction, qu'un catalyseur ne change pas.
Mécanismes. Un acte élémentaire a pour ordre sa molécularité (uni-, bi-, termoléculaire) — c'est la seule situation où l'on peut lire les exposants sur l'équation. Un mécanisme est plausible s'il restitue la loi de vitesse observée et si ses étapes s'additionnent en l'équation bilan; il ne se démontre pas, il se réfute. Deux outils: l'étape cinétiquement déterminante (la plus lente impose la vitesse) et l'approximation de l'état quasi stationnaire, (10.20), licite quand l'intermédiaire est très réactif et reste à une concentration faible et quasi constante.
Michaelis-Menten, obtenue par l'état quasi stationnaire. Ordre 1 en substrat quand , ordre 0 quand .
Un catalyseur ouvre un chemin de plus faible, accélère autant la réaction directe que l'inverse, ne figure pas dans le bilan et ne déplace jamais un équilibre: il ne change ni ni . Il ne fait qu'atteindre plus vite le même état final.
Chapitre 11 – L'équilibre chimique
L'équilibre est dynamique: les deux réactions continuent à même vitesse. La loi d'action des masses (théorème 11.1) se pose sur les activités, ce qui rend adimensionnelle. En solution diluée , en phase gazeuse , et l'activité d'un solide pur, d'un liquide pur ou du solvant vaut 1 — ils n'apparaissent donc pas dans .
Constantes en concentrations et en pressions (théorème 11.2), ne comptant que les espèces gazeuses. Dans (11.4), est exprimée en et en , de sorte que le produit est bien sans dimension; lorsque .
Les trois oublis qui faussent une constante: omettre un coefficient stœchiométrique en exposant, faire figurer un solide ou le solvant, et oublier que change si l'on change l'écriture de l'équation. Effet des transformations (théorème 11.3): inverser l'équation donne ; la multiplier par donne ; additionner deux équations multiplie leurs constantes.
Critère d'évolution (théorème 11.4), la forme la plus utile du cours: le système évolue vers la droite, vers la gauche, il est à l'équilibre. Même expression que , mais évaluée à un instant quelconque. C'est ce critère, et non le signe de , qui décide.
Relation de van 't Hoff (théorème 11.6). Condition: supposée constante sur l'intervalle. Elle dit tout de l'effet de la température: croît avec pour une réaction endothermique, décroît pour une exothermique. C'est la seule perturbation qui change lui-même — une modification de concentration, de pression ou de volume ne change que .
Principe de Le Chatelier (théorème 11.5): un système à l'équilibre soumis à une perturbation évolue dans le sens qui en modère l'effet. C'est une heuristique, pas un théorème, et elle a des contre-exemples connus. Deux pièges à connaître: l'ajout d'un gaz inerte à volume constant ne déplace rien (les pressions partielles des participants ne changent pas), alors qu'à pression totale constante il joue comme une dilution; et un catalyseur ne déplace jamais un équilibre. Le remède universel est de recalculer et de le comparer à .
Haber-Bosch est le cas d'école de la contradiction entre thermodynamique et cinétique: la synthèse de l'ammoniac est exothermique, donc favorisée à basse température par (11.9), mais beaucoup trop lente. Le compromis industriel — à , à , catalyseur au fer, recyclage — sacrifie du rendement à l'équilibre pour gagner de la vitesse. Une grande constante ne garantit jamais qu'une réaction ait lieu.
Chapitre 12 – Acides, bases et électrochimie
Autoprotolyse de l'eau. Un acide de Brønsted-Lowry cède un proton, une base en capte un; ils forment des couples conjugués . Un acide de Lewis accepte un doublet, une base de Lewis en cède un: cette définition n'exige plus de proton et englobe les deux autres.
Condition souvent oubliée: vaut à seulement. croît avec la température (l'autoprotolyse est endothermique), donc la neutralité descend en dessous de quand on chauffe: à l'eau pure est neutre vers sans être acide. «pH 7 égale neutre» n'est vrai qu'à .
pH exact d'un acide fort de concentration , obtenu par électroneutralité et autoprotolyse. Il se réduit à tant que ; en dessous, l'eau fournit l'essentiel des protons et la formule simple donnerait un pH supérieur à 7 pour un acide, ce qui est absurde. L'autre limite est l'activité: au-delà de environ, .
Constante d'acidité et relation du couple conjugué (théorème 12.1): plus l'acide est fort, plus sa base conjuguée est faible. Attention: (12.7) n'est vraie que si et portent sur le même couple.
Équation de Henderson-Hasselbalch (théorème 12.2). Conditions, régulièrement omises: les deux formes du couple doivent être présentes en quantités comparables et non négligeables devant et — en pratique un rapport compris entre et , soit — et des concentrations qui ne soient pas trop faibles (au moins environ). La seconde forme, en quantités de matière, n'est valable que si acide et base conjuguée sont dans le même volume, ce qui rend le tampon insensible à la dilution au premier ordre.
Capacité tampon, maximale lorsque , c'est-à-dire pour un mélange équimolaire; elle croît avec la concentration totale . Choisir un tampon: prendre un couple dont le est le plus proche possible du pH visé, puis ajuster le rapport par (12.10).
pH à la demi-équivalence d'un acide faible par une base forte (théorème 12.3): c'est la mesure la plus simple d'un . Repères d'un titrage: acide fort par base forte, équivalence à et saut très grand; acide faible par base forte, départ plus haut, zone tampon plate autour de la demi-équivalence, équivalence en milieu basique (la base conjuguée est présente seule) et saut plus court. Un indicateur convient si sa zone de virage, , est comprise dans le saut: la phénolphtaléine (–) convient aux deux cas cités, l'hélianthine (–) au seul acide fort — et encore, en acceptant qu'elle commence à virer un peu avant le saut, ce qui coûte ici moins de 2 % sur le volume équivalent. La règle est un critère de tolérance, pas une inclusion stricte.
Produit de solubilité et critère de précipitation. En eau pure, : pour , ; pour , . On ne compare pas deux de stœchiométries différentes: () est bien plus soluble que () malgré un plus petit. L'effet d'ion commun diminue la solubilité; un milieu acide l'augmente lorsque l'anion est la base d'un acide faible (, , ), qui est alors protoné et soustrait à l'équilibre. Conditions: suppose les activités, donc une force ionique faible, et ignore la formation de complexes.
Force électromotrice standard (théorème 12.4) et pont avec le chapitre 9 (théorème 12.5). Oxydation à l'anode, réduction à la cathode, dans une pile comme dans un électrolyseur. équivaut à et à . Le potentiel est intensif: on ne le multiplie jamais par un coefficient stœchiométrique quand on ajuste les demi-équations — c'est , extensif, qui est multiplié, et change en conséquence. Le zéro de l'échelle est une convention: l'électrode standard à hydrogène.
Équation de Nernst (théorème 12.6). Conditions: la forme numérique à n'est valable qu'à — à une autre température il faut revenir à ; est le quotient de la réaction telle qu'elle est écrite, avec cohérent; les solides et le solvant y valent 1. À l'équilibre, et : une pile usée n'a pas une force électromotrice négative, elle en a une nulle.
Lois de Faraday de l'électrolyse (théorème 12.7). Ici est une charge en coulombs, le du dénominateur un nombre d'électrons, et une quantité de matière: c'est le seul endroit du cours où les trois lectures de la lettre cohabitent. Conditions: rendement faradique de 100 %, c'est-à-dire pas de réaction parasite; en pratique une surtension s'ajoute à la tension thermodynamique et l'ordre des réactions aux électrodes n'est pas toujours celui que prédisent les .
Valeurs partagées. à : · acide formique · acide acétique · · · et · , , . Produits de solubilité: · · · · · . Potentiels standard de réduction (): · · · · · · · · · .
Révision transversale
Ces cinq questions traversent plusieurs chapitres à la fois: c'est là que se logent la plupart des erreurs d'examen.
Une réaction a à 298 K. On mélange les réactifs et les produits de sorte que . Que fait le système?
Pour la calcination du calcaire, , calculez la température d'inversion en kelvins à partir des tables du cours ( en : , , ; en : , , ).
On dissout d'acide fluorhydrique () dans d'eau. Calculez le pH exact, à 0,01 unité près, en résolvant l'équation du second degré.
Remettez dans l'ordre les étapes de l'équilibrage d'une équation d'oxydoréduction en milieu acide.
Glissez les éléments pour les mettre dans le bon ordre
- Attribuer les nombres d'oxydation et repérer l'élément oxydé et l'élément réduit
- Écrire les deux demi-équations squelettes
- Équilibrer la charge en ajoutant des électrons
- Équilibrer l'hydrogène en ajoutant
- Équilibrer l'oxygène en ajoutant
- Équilibrer tous les éléments autres que et
- Multiplier par le ppcm des électrons, additionner et vérifier masse et charge
Lesquelles de ces affirmations sur un catalyseur sont exactes?
Plusieurs réponses possibles
Références
- Atkins, P. et Jones, L., Principes de chimie, De Boeck Supérieur, Louvain-la-Neuve: présentation soignée des conditions de validité de chaque loi, et tables thermodynamiques complètes en annexe.
- Petrucci, R. H. et al., Chimie générale, Pearson, Montreuil: méthodes de résolution détaillées pour l'équilibrage redox, les tableaux d'avancement et les calculs de pH, avec le critère des 5 %.
- Chang, R. et Overby, J., Chimie générale, Dunod, Malakoff: résumés de formules en fin de chapitre et grand nombre d'exercices gradués.
- Atkins, P. et de Paula, J., Chimie physique, De Boeck Supérieur, Louvain-la-Neuve: traitement rigoureux des activités, de l'isotherme de van 't Hoff et de l'électrochimie, pour aller au-delà du premier cycle.
- CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC Press, Boca Raton: source des constantes, des , des produits de solubilité et des potentiels standard employés dans ce cours; les valeurs retenues ici sont rassemblées à l'annexe B.