Ce formulaire rassemble, chapitre par chapitre, les définitions, formules et théorèmes essentiels du cours, avec la notation des chapitres. Chaque formule est suivie de la signification des symboles et de ses conditions de validité; les démonstrations, les exemples et les pièges classiques se trouvent dans les chapitres.
Renvois. Un numéro entre parenthèses, comme (3.4), désigne toujours une équation numérotée du chapitre; un bloc est cité avec son label abrégé: «th. 3.5» (théorème, proposition, lemme ou corollaire), «déf. 3.13» (définition), «ex. 3.4» (exemple), «exercice 2.5».
Conventions. , ; et en romain, pour le logarithme népérien; intervalles ouverts ; virgule décimale (). « de classe » signifie que existe et est continue (déf. 7.4); vaut , ou selon que , ou .
Chapitre 1 – Nombres réels
Caractérisation de la borne supérieure d'une partie non vide et majorée (th. 1.3). Toute partie non vide et majorée de possède une borne supérieure: c'est l'axiome de la borne supérieure (th. 1.2). De façon symétrique, si minore et si, pour tout , il existe avec .
Propriété d'Archimède (th. 1.4) et partie entière (déf. 1.2). Entre deux réels distincts il existe toujours un rationnel et un irrationnel (densité, th. 1.5). Pour tout , il existe un unique tel que , noté (th. 1.6).
Valeur absolue (déf. 1.3, (1.2)) et inégalité triangulaire (th. 1.7); signifie , voisinage de (déf. 1.4). Une partie est un intervalle si et seulement si pour tous de (th. 1.8).
Topologie de . est ouvert si chacun de ses points est le centre d'un intervalle ouvert inclus dans , fermé si son complémentaire est ouvert (déf. 1.5); les réunions quelconques et les intersections finies d'ouverts sont ouvertes (th. 1.9). est fermé si et seulement s'il contient tous ses points adhérents (déf. 1.6, th. 1.10); une partie fermée, non vide et majorée contient sa borne supérieure (th. 1.11).
Inégalités de Bernoulli (th. 1.12, (1.3)), arithmético-géométrique (th. 1.13, (1.4), égalité si et seulement si ) et de Cauchy–Schwarz (th. 1.14, (1.5)).
Sommes usuelles, démontrées par récurrence (principe de récurrence, th. 1.15); la dernière est la somme géométrique (1.6).
Coefficients binomiaux (déf. 1.7), relation de Pascal (1.7) et formule du binôme de Newton (th. 1.16, (1.8)), valable pour tous réels ou complexes et tout , avec .
Erreur commise en remplaçant par une approximation (déf. 1.8).
Chapitre 2 – Nombres complexes
Forme algébrique (déf. 2.1, (2.1)), conjugué (déf. 2.2), module (déf. 2.3, (2.4)) et inverse (2.3). On a , , (th. 2.1), et , avec égalité pour si et seulement si , (th. 2.2).
Forme trigonométrique (déf. 2.4, (2.5)), formule d'Euler (déf. 2.5, (2.6)) et produit en forme polaire (th. 2.3, (2.8)): , défini modulo , . Les modules se multiplient, les arguments s'additionnent. Plus généralement, (déf. 2.5).
Formules d'Euler (2.7) et formule de Moivre (th. 2.4, (2.9)), : elles servent à linéariser , et à exprimer en fonction de . Somme de cosinus (exercice 2.5), pour :
Géométrie dans . est la distance des points et ; cercle , médiatrice ; translation , homothétie , rotation de centre et d'angle : .
Racines -ièmes d'un complexe non nul (th. 2.6, (2.11)) et racines -ièmes de l'unité (th. 2.5, (2.10)): points régulièrement espacés sur le cercle de rayon ; on a pour .
Équation du second degré dans (th. 2.7, (2.13)), , l'une des deux racines carrées complexes de . La racine carrée de se trouve par , , (2.12). Tout polynôme de degré s'écrit (th. 2.8, (2.14), d'Alembert–Gauss); les racines non réelles d'un polynôme réel vont par paires conjuguées (th. 2.9), et pour (2.15): tout polynôme réel est un produit de facteurs réels de degré et de degré à discriminant négatif.
Phaseurs et circuit RLC série alimenté par ((2.16), (2.17)): impédance de réactance ; le courant vaut .
Chapitre 3 – Suites numériques
Définition – de la convergence (déf. 3.5, (3.3)); la limite est unique (th. 3.1) et toute suite convergente est bornée (th. 3.2). si, pour tout , on a à partir d'un certain rang (déf. 3.6). Les limites passent aux sommes, produits et quotients (dénominateur de limite non nulle, th. 3.3), sauf dans les formes indéterminées , , , .
Suites arithmétiques de raison et géométriques de raison (déf. 3.2, (3.1), (3.2)); si , si , pas de limite si (th. 3.6).
Limites de référence (th. 3.6) et croissances comparées (3.4), pour et : le logarithme est dominé par les puissances, les puissances par les exponentielles, celles-ci par la factorielle, elle-même par . Le nombre est défini comme (ex. 3.4); la limite est démontrée au chapitre 6 (th. 6.10).
Théorème des gendarmes (th. 3.5); en particulier entraîne . Le passage à la limite conserve les inégalités larges (), jamais les strictes (th. 3.4).
Théorème de la limite monotone (th. 3.7) et suites adjacentes (déf. 3.7, th. 3.8): une suite croissante non majorée tend vers ; la limite commune de deux suites adjacentes vérifie pour tout .
Théorème 3.9. Une sous-suite est avec strictement croissante (déf. 3.8), une valeur d'adhérence est la limite d'une sous-suite (déf. 3.9). Une suite converge vers si et seulement si toutes ses sous-suites convergent vers : deux sous-suites de limites différentes prouvent la divergence.
Limites supérieure et inférieure d'une suite bornée (déf. 3.10). Pour tout , à partir d'un certain rang et pour une infinité d'indices (th. 3.10); et sont la plus grande et la plus petite valeur d'adhérence, et converge si et seulement si elles sont égales (th. 3.11).
Suite de Cauchy (déf. 3.11, (3.5)). Critère de Cauchy (th. 3.12): dans , une suite converge si et seulement si elle est de Cauchy (complétude), ce qui est faux dans .
Suites récurrentes (déf. 3.12, th. 3.13): la limite éventuelle est un point fixe; la monotonie se lit sur le signe de et la convergence vient de la limite monotone. Méthode de Héron (3.6): pour , dès et la suite décroît vers de façon quadratique.
Suites négligeables, dominées, équivalentes (déf. 3.13, à partir d'un certain rang). Deux suites équivalentes ont la même limite éventuelle et le même signe à partir d'un certain rang; les équivalents se multiplient et se divisent, mais ne s'additionnent pas (th. 3.14). Règle de d'Alembert pour les suites (th. 3.15): si , alors pour et pour .
Chapitre 4 – Séries numériques
Sommes partielles (déf. 4.1) et condition nécessaire (th. 4.1): si , la série diverge grossièrement; la réciproque est fausse (série harmonique). Critère de Cauchy pour les séries (th. 4.11): converge si et seulement si pour assez grands.
Série géométrique et son reste (th. 4.2, (4.1)), divergente si ; série géométrique dérivée (th. 4.13, (4.5)); série télescopique (th. 4.3), convergente si et seulement si converge.
Séries de Riemann (th. 4.6) et encadrement du reste (4.3), conséquence de la comparaison série–intégrale (th. 4.7, démontrée au th. 11.11): pour continue, positive et décroissante, et sont de même nature et (4.2). Valeur remarquable (Euler, admise): .
Critères de comparaison et des équivalents (th. 4.5) pour les séries à termes positifs; une série à termes positifs converge si et seulement si ses sommes partielles sont majorées (th. 4.4).
Critères de d'Alembert (th. 4.8) et de Cauchy (th. 4.9), ; adaptés aux termes contenant , ou . Avec (th. 4.10): convergence si ou , divergence grossière si ou .
Critère de Leibniz (déf. 4.3, th. 4.12) et majoration du reste (4.4): la somme est comprise entre deux sommes partielles consécutives.
Convergence absolue (déf. 4.2, th. 4.11); une série convergente mais non absolument convergente est semi-convergente (déf. 4.4), par exemple (th. 9.9).
Produit de Cauchy (déf. 4.5), valable lorsque et sont absolument convergentes (th. 4.17). La série converge absolument pour tout réel (th. 4.16).
Série de et majoration du reste (th. 4.14, (4.6), ); cet encadrement démontre l'irrationalité de (th. 4.15).
Chapitre 5 – Limites et continuité
Définition – (déf. 5.4, (5.1)), adhérent à . Caractérisation séquentielle (th. 5.1): pour toute suite . Les limites latérales , (déf. 5.5) et les limites en (déf. 5.6) se définissent de même. Unicité (th. 5.2), opérations (th. 5.3) et théorème des gendarmes (th. 5.4) sont ceux des suites.
Limites usuelles (th. 5.5, (5.2)); la troisième s'en déduit par . Les limites trigonométriques reposent sur les propriétés géométriques du cercle admises au chapitre 5 et démontrées au chapitre 6; celles de et sont démontrées au th. 6.9.
Croissances comparées ((5.3), (6.3), (6.7), th. 9.8), , . Formes indéterminées à lever par ces limites, par un équivalent ou par un développement limité: , , , , , et (les trois dernières en passant au logarithme, th. 6.10).
Continuité (déf. 5.7, (5.4)) et sa caractérisation séquentielle (th. 5.6); sommes, produits, quotients (dénominateur non nul) et composées de fonctions continues sont continues (th. 5.7). se prolonge par continuité en adhérent à si existe et est finie (déf. 5.8).
Théorème des valeurs intermédiaires (th. 5.8) et corollaire de Bolzano (th. 5.9). Après étapes de dichotomie, le zéro est encadré dans un intervalle de longueur , et le milieu de cet intervalle approche le zéro à près; l'encadrement est de longueur au plus dès que (5.5). L'image d'un intervalle par une fonction continue est un intervalle (th. 5.11).
Théorème de Weierstrass (th. 5.10): sur un segment (intervalle fermé borné), une fonction continue est bornée et atteint ses bornes.
Théorème de la bijection (th. 5.12); est un intervalle dont les bornes sont les limites de aux bornes de . Réciproquement, une fonction continue et injective sur un intervalle est strictement monotone (th. 5.14). Théorème de la limite monotone (th. 5.13): une fonction monotone sur a des limites latérales finies en tout point intérieur, et ses seules discontinuités possibles sont des sauts.
Continuité uniforme (déf. 5.9, (5.6)) et fonction -lipschitzienne (déf. 5.10, (5.7)). Théorème de Heine (th. 5.15): une fonction continue sur un segment y est uniformément continue. Lipschitzienne uniformément continue (th. 5.16) continue; les réciproques sont fausses en général ( sur , sur ).
Chapitre 6 – Fonctions élémentaires
Exponentielle (déf. 6.1, (6.1), th. 6.1) et équation fonctionnelle (th. 6.2, (6.2)): est continue, strictement croissante, bijective de sur , avec , , et (th. 6.3).
Logarithme népérien (déf. 6.2, th. 6.5, (6.4)), réciproque de , pour : strictement croissant, , , , . Logarithme en base , (déf. 6.3; décimal: ). Échelles logarithmiques: décibels, pH, magnitude de moment ( en N·m).
Puissances d'exposant réel (déf. 6.4, (6.6), th. 6.7) et exponentielle de base . Hiérarchie des croissances en (th. 6.8, (6.7)): pour tout , et en .
Encadrements fondamentaux (th. 6.9), d'où et en .
Limite exponentielle et formes (th. 6.10), , ; en particulier (intérêts composés).
Sinus, cosinus, tangente (déf. 6.5), relation fondamentale (6.8), parité et symétries du cercle; et sont -périodiques, est -périodique et définie pour .
Valeurs remarquables; réciproquement , , .
Formules d'addition (th. 6.11, (6.9)), démontrées géométriquement.
Formules de duplication (6.10) et de linéarisation (6.11). Produits en sommes: , , . Différences en produits:
d'où et : et sont -lipschitziennes, donc continues (th. 6.12).
Résolution des équations trigonométriques élémentaires (th. 6.13), .
Signal sinusoïdal (6.12) d'amplitude , de pulsation , de fréquence , de période et de phase à l'origine ; les deux conditions sur et fixent le quadrant de , ce que seule ne fait pas.
Fonctions trigonométriques réciproques (déf. 6.6): signifie et . Attention: seulement pour .
Identités entre réciproques (th. 6.14), pour la première et la troisième; et sont impaires, , .
Fonctions hyperboliques (déf. 6.7) et identité fondamentale (th. 6.15, (6.13)); est paire et , et sont impaires et strictement croissantes, , .
Formules d'addition et de duplication hyperboliques (6.14): celles de la trigonométrie, avec un signe devant le produit des sinus dans .
Expressions logarithmiques des réciproques hyperboliques (th. 6.16, (6.15)); est la réciproque de restreint à .
Chaînette: câble pesant de tension horizontale et de poids linéique , portée , flèche , longueur (calculée à l'ex. 11.9). Pour m et m: m et m.
Chapitre 7 – Dérivation
Nombre dérivé (déf. 7.1, (7.1)) et équation de la tangente (déf. 7.2, (7.2)). est dérivable en si et seulement si avec (th. 7.1, (7.3)). Dérivable continue (th. 7.2); la réciproque est fausse ( en , point anguleux). Linéarisation (7.4): , d'où la propagation des incertitudes (7.13).
Linéarité, produit, quotient () (th. 7.4, (7.5), (7.6)), règle de la chaîne (th. 7.5, (7.7); en notation de Leibniz ) et dérivée de la réciproque (th. 7.6, (7.8)), valable là où .
Dérivée logarithmique (7.9), puissance d'exposant réel (7.10), exposant variable (7.11), .
| Fonction | Dérivée | Fonction | Dérivée |
|---|---|---|---|
| () |
Dérivées usuelles (th. 7.3 et th. 7.7); et ne sont dérivables que sur , et sur ; . Forme composée: remplacer par et multiplier par , par exemple , .
Formule de Leibniz (th. 7.8, (7.12)) et dérivées -ièmes usuelles; classes (déf. 7.4). Théorème de Fermat (déf. 7.5, th. 7.9): un extremum local en un point intérieur où est dérivable impose ; la condition est nécessaire, non suffisante ( en ).
Applications. Cinématique: si est la position, la vitesse est et l'accélération . Dérivation implicite: pour une courbe , on dérive les deux membres par rapport à en traitant comme une fonction de (cercle : ). Taux liés: pour des grandeurs liées par une relation, on dérive la relation par rapport au temps avec la règle de la chaîne.
Chapitre 8 – Théorèmes du calcul différentiel
Théorème de Rolle (th. 8.2). Les extrema globaux (déf. 8.1) d'une fonction continue sur sont à chercher parmi les points critiques (, déf. 8.2), les points de non-dérivabilité et les bornes , (th. 8.1).
Théorème des accroissements finis de Lagrange (th. 8.3, (8.1)) et inégalité des accroissements finis (th. 8.4, (8.2)), continue sur et dérivable sur ; si , alors . Conséquences (th. 8.5), sur un intervalle : constante; croissante; sur l'intérieur de strictement croissante; est -lipschitzienne.
Limite de la dérivée (th. 8.6): si est continue en , dérivable autour, et si quand , alors et est continue en . (th. 8.7): une dérivée, même discontinue, prend toutes les valeurs comprises entre et .
Accroissements finis généralisés de Cauchy (th. 8.8, (8.3), ) et règle de l'Hospital (th. 8.9, (8.4)) pour les formes et , fini ou infini, réel ou infini; on peut l'itérer, mais l'existence de la limite de est une hypothèse, non une conclusion.
Convexité (déf. 8.3, (8.5)) et ses caractérisations (th. 8.10), pour dérivable (respectivement deux fois dérivable) sur un intervalle: cordes au-dessus du graphe, graphe au-dessus des tangentes. Concave: inégalités inversées, . Point d'inflexion (déf. 8.4): change de signe. Inégalité de Jensen (th. 8.12) et inégalité arithmético-géométrique à termes (th. 8.13): pour .
Critère de la dérivée seconde (th. 8.11): conditions suffisante et nécessaire du second ordre (inégalités inversées pour un maximum); si est convexe et , le minimum en est global. Le critère d'ordre est au th. 9.5.
Méthode de Newton (8.6): sous les hypothèses du th. 8.14 (, , de signe constant, départ avec ), la suite est monotone et converge quadratiquement vers l'unique zéro ; avec et , on peut prendre (ex. 9.11). Le nombre de décimales exactes double environ à chaque pas.
Asymptotes: verticale si en , horizontale si ; le signe de indique la position de la courbe. Plan d'étude d'une fonction: domaine et symétries, limites et asymptotes, dérivée et tableau de variation, convexité, graphe.
Chapitre 9 – Formule de Taylor et développements limités
Polynôme de Taylor (déf. 9.1, (9.1)) et formule de Taylor–Lagrange (th. 9.1, (9.2), (9.3)): de classe sur , dérivable sur , strictement compris entre et , majorant de . Pour , on retrouve les accroissements finis.
Formule de Taylor–Young (th. 9.2, (9.4)), fois dérivable en , et formule de Taylor avec reste intégral (th. 11.3, (11.3)), de classe . Notation de Landau (déf. 9.2): si , si reste borné au voisinage considéré. Règles (9.5): , , . Un développement limité (déf. 9.3), s'il existe, est unique (th. 9.3).
| Fonction | Développement limité en |
|---|---|
Développements limités usuels en (chapitre 9), ; l'ordre du reste tient compte de la parité. En un point , on pose et l'on développe en puissances de .
Équivalents usuels en ( si , déf. 9.4): le premier terme non nul du développement limité. Les équivalents se multiplient, se divisent et passent à la limite, mais ne s'additionnent pas; on ne compose jamais un équivalent par , et par seulement si la limite commune n'est pas .
Règles de calcul (th. 9.4): somme, produit (tronquer au degré ), quotient par ou division suivant les puissances croissantes, composition, primitivation terme à terme. Réciproque avec , : on cherche et l'on identifie les coefficients dans . Position de la courbe par rapport à sa tangente: signe du premier terme non nul après l'ordre . Développement asymptotique en avec : donne l'asymptote et la position par le signe de .
Critère d'extremum d'ordre (th. 9.5): si et , il y a un extremum local strict en si est pair (minimum si ), aucun extremum si est impair.
Série entière et série de Taylor (déf. 9.5), rayon de convergence (th. 9.6, avec et ): convergence absolue pour , divergence grossière pour .
Séries de Taylor de , , pour tout réel (th. 9.7) et de sur (th. 9.9), d'où ; croissances comparées déduites de pour (th. 9.8).
Chapitre 10 – Intégrale de Riemann
Subdivision de (déf. 10.1), sommes de Darboux (déf. 10.3, (10.2)) avec et les bornes inférieure et supérieure de bornée sur ; intégrabilité (déf. 10.4) et critère de Darboux (th. 10.2, (10.3)). Les fonctions continues (th. 10.4), monotones (th. 10.5) et continues par morceaux sont intégrables; la fonction de Dirichlet ne l'est pas.
Sommes de Riemann (déf. 10.5, (10.4)), ; elles convergent vers l'intégrale quand le pas tend vers (th. 10.3, (10.5)). Limites de suites par sommes de Riemann (10.12).
Linéarité, relation de Chasles (avec ), croissance et valeur absolue (th. 10.6); le produit de deux fonctions intégrables est intégrable, mais en général. L'intégrale est une aire : les parties du graphe situées sous l'axe comptent négativement; l'aire géométrique est , calculée en découpant aux zéros de . L'aire entre deux courbes sur vaut .
Inégalité de la moyenne (th. 10.7, (10.6)) pour , valeur moyenne (déf. 10.6, (10.7)) et théorème de la moyenne (th. 10.8) pour continue, avec un ; la dernière forme (moyenne généralisée) suppose intégrable et positive. Une fonction continue positive d'intégrale nulle est nulle (th. 10.9).
Théorème fondamental de l'analyse (th. 10.11), continue: est la primitive de nulle en ; pour seulement intégrable et , est -lipschitzienne. Formule de Newton–Leibniz (th. 10.12, (10.8)) avec une primitive quelconque: deux primitives diffèrent d'une constante (déf. 10.7, th. 10.10), et l'on note . Dérivée d'une intégrale à bornes variables (10.9). Toute fonction continue a une primitive, mais celle-ci n'est pas toujours élémentaire (, , : résultat de Liouville, admis).
| Fonction | Primitive | Fonction | Primitive |
|---|---|---|---|
| () |
Primitives usuelles (chapitre 10), chacune à une constante près sur tout intervalle où est continue; les réciproques hyperboliques s'écrivent avec des logarithmes (6.15). Formes composées (10.10): (), , , ; le facteur doit être présent.
Valeur efficace (RMS) d'un signal -périodique (10.11): pour le réseau suisse à V, V.
Méthodes des trapèzes (10.13) et de Simpson (10.14, pair) sur la subdivision régulière de pas , avec . Erreurs majorées par (th. 10.13) et par , où majore . Rectangles: et (erreur en ), point milieu (erreur en ).
Chapitre 11 – Techniques d'intégration et intégrales impropres
Intégration par parties (th. 11.1, (11.1)), de classe : on dérive le facteur qui se simplifie (polynôme, , ) et l'on intègre l'autre (, , ). Exemples:
Intégrales de Wallis (th. 11.2, (11.2)), , ; la même valeur s'obtient avec .
Changement de variable (th. 11.4, (11.4)), de classe , continue: on remplace , et les bornes. Fonction paire: ; impaire: ; -périodique: ne dépend pas de (th. 11.5).
| Expression | Substitution | Simplification |
|---|---|---|
| , |
Substitutions classiques du chapitre 11. La substitution universelle donne , , (11.5); pour une fraction rationnelle en , , essayer d'abord , ou selon la parité de l'intégrande. : si un exposant est impair, on en isole un facteur et l'on pose ou (par exemple ); si les deux sont pairs, on linéarise (6.11).
Primitives de référence, et réel (la troisième là où la racine est définie); constantes omises.
Décomposition en éléments simples sur (th. 11.6): partie entière (division euclidienne si ), pôles réels de multiplicité , trinômes sans racine réelle. Coefficients par la méthode du cache, la limite en l'infini ou l'identification.
Primitives des éléments simples (11.6), avec (forme canonique du trinôme); pour , . Pour les puissances du trinôme, vérifie
Intégrales impropres (déf. 11.1): convergentes si la limite existe et est finie; on coupe en deux une intégrale doublement impropre. Pour : critères de comparaison (, th. 11.8) et des équivalents ( en la borne, th. 11.9). Règle (th. 11.9), pour positive en : convergence si a une limite finie pour un , divergence si elle a une limite strictement positive pour un . La convergence absolue (déf. 11.2) entraîne la convergence (th. 11.10).
Intégrales de Riemann impropres (th. 11.7) et intégrale exponentielle de référence. Intégrales de Bertrand: converge si et seulement si , ou et . De plus , et (admis).
Comparaison série–intégrale (th. 11.11), continue, positive et décroissante sur : la série et l'intégrale sont de même nature.
Fonction Gamma d'Euler (déf. 11.3, (11.7)) et son équation fonctionnelle (th. 11.12), .
Aire entre deux courbes (), volume du solide de révolution autour de l'axe des (formule des disques, th. 11.13, (11.8), ), longueur de l'arc (déf. 11.4, (11.9), de classe ) et aire de la surface de révolution (déf. 11.5, de classe ). Pour la chaînette du chapitre 6 ( m, portée m), la longueur de l'arc vaut m (ex. 11.9).
Centre de gravité d'une plaque homogène (11.10) et théorèmes de Pappus–Guldin (th. 11.14): le volume (ou l'aire) engendré par la rotation autour de l'axe des d'une plaque située dans (ou d'un arc) est le produit de son aire (ou de sa longueur ) par la longueur du cercle que décrit son centre de gravité.
Physique. Travail d'une force le long de : . Transformée de Laplace , par exemple pour et pour .
Chapitre 12 – Séries entières
Rayon de convergence de (déf. 12.2): formule de Hadamard (th. 12.2, (12.1)), avec et ; d'Alembert ou Cauchy quand la limite existe (th. 9.6). Lemme d'Abel (th. 12.1): si est bornée, la série converge absolument pour . Convergence normale, donc uniforme, sur tout segment avec (déf. 12.3, th. 12.4, (12.2)), mais pas en général sur . Somme, produit de Cauchy: rayon au moins (th. 12.3).
La somme est continue sur (th. 12.5), se dérive (th. 12.8, (12.3)) et s'intègre (th. 12.7) terme à terme, les séries dérivée et primitive ayant le même rayon (th. 12.6); elle est de classe et ses coefficients sont uniques (th. 12.9): une série entière est la série de Taylor de sa somme. Une fonction peut ne pas être développable en série entière (déf. 12.4): prolongée par (ex. 12.4).
Développements valables pour (th. 12.10, série du binôme th. 12.11, (12.4), avec ; arc sinus, ex. 12.5); celui de vaut aussi en et celui de en , par le théorème d'Abel. , , , , : rayon infini (th. 9.7).
Théorème d'Abel (th. 12.12, identité (12.5)); la réciproque est fausse (, mais diverge), sauf pour des coefficients positifs (exercice 12.5). Formule de Machin: (problème guidé 12.1). Sommes classiques sur : , (ex. 12.6).
Équations différentielles. On cherche , on identifie les coefficients (unicité, th. 12.9) pour obtenir une récurrence, puis on calcule le rayon de la série obtenue; s'il est non nul, la somme est une solution sur . Fonction de Bessel: , donne , de rayon infini, de premier zéro (ex. 12.8).
Références
- Douchet, J. et Zwahlen, B., Calcul différentiel et intégral, Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne: formulaires et tableaux en fin de volume.
- Stewart, J., Analyse: concepts et contextes, vol. 1, Fonctions d'une variable, De Boeck, Bruxelles: tables de dérivées, de primitives et de développements en série sur les pages de garde.
- Bronstein, I. N., Semendjajew, K. A., Musiol, G. et Mühlig, H., Taschenbuch der Mathematik, Europa-Lehrmittel (anciennement Harri Deutsch): référence exhaustive pour les primitives et les développements en série.
- Spiegel, M. R. et Liu, J., Formules et tables de mathématiques, série Schaum, McGraw-Hill: recueil compact de primitives, d'intégrales définies et de séries.
- Olver, F. W. J. et al. (éd.), NIST Handbook of Mathematical Functions, Cambridge University Press, 2010, et sa version en ligne, la Digital Library of Mathematical Functions (DLMF): valeurs et propriétés des fonctions spéciales (Gamma, fonction d'erreur, intégrales elliptiques).