Annexe A

Formulaire

Lois, théorèmes et formules essentielles du cours, chapitre par chapitre.

Ce formulaire rassemble, chapitre par chapitre, les lois, théorèmes et formules essentiels du cours, avec la notation des chapitres correspondants (les numéros d'équations et de théorèmes y renvoient). Chaque formule est suivie de la signification des symboles et de ses conditions de validité; les démonstrations, les exemples et les pièges classiques se trouvent dans les chapitres. Conventions: unités SI, avec , , m et kg; les vecteurs sont en gras (, , ), leurs normes en italique (, , ), les vecteurs unitaires , , ; les dérivées temporelles sont notées et ; le produit scalaire est et le produit vectoriel ; désigne la quantité de mouvement, le moment cinétique, le moment de force, le moment d'inertie, , et les énergies cinétique, potentielle et mécanique; ; virgule décimale ().

Chapitre 1 – Grandeurs physiques, unités et mesures

GrandeurUnitéSymboleGrandeurUnitéSymbole
tempssecondestempératurekelvinK
longueurmètremquantité de matièremolemol
massekilogrammekgintensité lumineusecandelacd
courant électriqueampèreA

Les sept unités de base du Système international, définies depuis 2019 en fixant la valeur de constantes fondamentales (, , , , , , ). Unités dérivées de la mécanique: , , , , ; le radian est sans dimension. Unités hors SI: Pa, Pa, W, N, .

Dimension d'une grandeur (1.1) en fonction des dimensions de base longueur , masse et temps . Principe d'homogénéité (théorème 1.1): les deux membres d'une équation et tous les termes d'une somme ont la même dimension; l'argument de , , , est sans dimension. L'analyse dimensionnelle fixe une loi à une constante sans dimension près, par exemple pour le pendule (1.2).

Incertitude de type A (1.4) sur la moyenne de mesures indépendantes (: écart-type expérimental) et incertitude de type B (1.5) associée à une résolution (distribution uniforme). Un résultat s'écrit , l'incertitude arrondie à un ou deux chiffres significatifs et la valeur au même rang décimal.

Propagation des incertitudes (théorème 1.2, (1.6)) pour avec des incertitudes indépendantes et petites: les incertitudes absolues s'ajoutent quadratiquement dans une somme, les incertitudes relatives dans un produit ou un quotient. Deux résultats sont compatibles si leur écart normalisé vérifie (1.7).

Produit scalaire (1.9) et produit vectoriel (1.10) de deux vecteurs faisant l'angle ; , pour des vecteurs orthogonaux, , , perpendiculaire aux deux vecteurs et orienté par la règle de la main droite. Base polaire (1.11): , .

Chapitre 2 – Cinématique du point

Vitesse (2.1) et accélération (2.2) comme dérivées du vecteur position ; réciproquement, le déplacement est l'aire sous et la variation de vitesse l'aire sous (2.3). La vitesse est tangente à la trajectoire; le déplacement a une norme inférieure ou égale à la distance parcourue .

Mouvement rectiligne uniforme (2.4) et uniformément accéléré (théorème 2.1, (2.5)–(2.6)), pour une accélération constante; et sont la position et la vitesse à . La troisième relation élimine le temps. Chute libre (2.7): axe vertical ascendant, , , ; depuis le repos, durée de chute et vitesse d'arrivée .

Projectile (théorème 2.2, (2.8)–(2.10)) lancé de l'origine avec la vitesse inclinée de sur l'horizontale, sans résistance de l'air: équations horaires, parabole, hauteur maximale , portée et temps de vol sur un sol horizontal passant par le point de lancement. Portée maximale pour ; deux angles complémentaires donnent la même portée. Sur une pente d'angle (comptée positivement vers le haut), la portée le long de la pente vaut (2.11). Composition des vitesses (2.12): , où est la vitesse de par rapport à .

Mouvement circulaire de rayon (théorème 2.3, (2.13)–(2.14)): vitesse angulaire en rad/s, période , fréquence ; l'accélération a une composante normale (centripète) , dirigée vers le centre, et une composante tangentielle , nulle dans le mouvement circulaire uniforme. Mouvement circulaire uniformément accéléré (2.16): , , . Pour une trajectoire curviligne quelconque de rayon de courbure (2.17): .

Dérivées des vecteurs de la base polaire (théorème 2.4, (2.18)) et vitesse et accélération d'un mouvement plan en coordonnées polaires (théorème 2.5, (2.19)–(2.20)). Le terme est l'accélération centripète et le terme de Coriolis; pour constant, on retrouve (2.13).

Chapitre 3 – Lois de Newton et applications

Les trois lois de Newton (théorèmes 3.1 à 3.3, (3.3)–(3.5)), valables dans un référentiel galiléen: principe d'inertie, relation fondamentale de la dynamique (avec , forme (3.4) valable aussi à masse variable), action et réaction (forces opposées, de même droite d'action, appliquées à deux corps différents). Forces usuelles: poids ; force normale et frottement de contact; tension d'un fil idéal (même valeur tout le long d'un fil sans masse passant sur une poulie idéale); rappel d'un ressort (3.1); traînée aérodynamique (3.2).

Lois d'Amontons–Coulomb du frottement sec (théorème 3.5, (3.11)–(3.12)): le frottement statique prend la valeur nécessaire pour empêcher le glissement, jusqu'à la limite ; le frottement cinétique est opposé à la vitesse relative et indépendant de la vitesse et de l'aire de contact. Angle de frottement (théorème 3.6): .

Glissement sur un plan incliné d'angle sans frottement (3.6) puis avec frottement cinétique (3.13); machine d'Atwood (théorème 3.4, (3.7)) pour deux masses reliées par un fil idéal sur une poulie idéale. Ascenseur d'accélération verticale : poids apparent .

Chute verticale avec traînée (3.8)–(3.10), depuis le repos: la vitesse tend vers la vitesse limite où la traînée équilibre le poids; en régime linéaire (petits objets, loi de Stokes ), de est atteint après ; en régime quadratique (corps macroscopiques dans l'air), est la masse volumique du fluide, le maître-couple et le coefficient de traînée.

Dynamique du mouvement circulaire (3.14): la force centripète est la résultante des forces réelles projetée vers le centre, jamais une force supplémentaire. Virage plat de rayon (3.15): vitesse maximale sans dérapage; virage relevé de l'angle (théorème 3.7, (3.16)): angle idéal sans frottement; pendule conique (3.17) de longueur et d'angle avec la verticale, période ; looping vertical de rayon (3.18): vitesse minimale au sommet pour que la normale reste positive ().

Chapitre 4 – Travail, énergie et puissance

Travail d'une force constante (4.1), étant l'angle entre la force et le déplacement de longueur , et d'une force variable le long d'une courbe (4.2), en joules; travaux du poids (4.3, ascendant), de la force de rappel d'un ressort (4.4, compté depuis la longueur naturelle) et du frottement cinétique (4.5, : distance parcourue), ce dernier toujours négatif.

Énergie cinétique (4.6) et théorème de l'énergie cinétique (théorème 4.1, (4.7)): dans un référentiel galiléen, la variation d'énergie cinétique d'un point matériel est égale au travail de toutes les forces, conservatives ou non.

Énergie potentielle (4.8) d'une force conservative (travail indépendant du chemin, nul sur toute boucle) et force dérivant du potentiel (4.9); énergies potentielles de pesanteur (4.10, référence en ), élastique (4.11, référence à la longueur naturelle) et gravitationnelle (4.12, référence à l'infini). Une position d'équilibre () est stable si (minimum), instable si (maximum).

Énergie mécanique (4.13) et théorème de conservation (théorème 4.2, (4.14)): sa variation est le travail des seules forces non conservatives (frottement, traînée, moteur); elle se conserve lorsque seules des forces conservatives travaillent. Les forces perpendiculaires au mouvement (normale, tension d'un pendule) ne travaillent pas.

Puissance instantanée (4.15) et moyenne, en watts ( W; J); rendement (4.16) d'une machine, les rendements de machines en cascade se multipliant.

Chapitre 5 – Quantité de mouvement, collisions et centre de masse

Quantité de mouvement (5.1), deuxième loi de Newton sous forme générale (théorème 5.1, (5.2)), théorème de l'impulsion (théorème 5.2, (5.3)) et force moyenne pendant un choc de durée (5.4). L'impulsion s'exprime en N·s kg·m/s.

Conservation de la quantité de mouvement (théorème 5.3, (5.5)): les forces intérieures ne changent pas ; pour un système isolé ou pseudo-isolé (choc bref, explosion), se conserve, composante par composante si seule une composante de est nulle.

Coefficient de restitution (5.6) d'un choc frontal, rapport des vitesses relatives de séparation et d'approche, et vitesses finales (théorème 5.5, (5.9)) pour des vitesses algébriques sur un axe; énergie cinétique perdue (5.10): avec la masse réduite .

Type de chocVitesses finalesÉnergie cinétique
parfaitement inélastique (théorème 5.4)perte maximale; cible immobile: fraction perdue (5.8)
inélastiqueformules (5.9)partiellement dissipée
élastique frontal (théorème 5.7), conservée; vitesse relative inversée

Cas particuliers du choc élastique avec cible immobile: masses égales, échange des vitesses (à deux dimensions, vitesses finales perpendiculaires, théorème 5.8); , rebond ; , .

Centre de masse (5.12)–(5.13), théorème du centre de masse (théorème 5.9, (5.14)): se meut comme un point matériel de masse soumis aux forces extérieures; théorème de König (théorème 5.10, (5.15)): est l'énergie cinétique dans le référentiel du centre de masse, où .

Équation de la fusée (théorème 5.11, (5.16)) pour des gaz éjectés à la vitesse relative avec le débit massique (poussée ), et équation de Tsiolkovski (théorème 5.12, (5.17)) en l'absence de forces extérieures, et étant les masses initiale et finale.

Chapitre 6 – Gravitation et mouvement des planètes

Loi de la gravitation universelle (théorème 6.1, (6.1)) entre points matériels ou corps à symétrie sphérique, dirigé de vers ; champ gravitationnel (6.5) d'une masse ; pesanteur à la surface de la Terre (6.3) et à l'altitude (6.4): . Les champs s'additionnent vectoriellement (superposition, (6.2)).

Théorème de Newton des couches sphériques (théorème 6.2): à l'extérieur, tout se passe comme si la masse était au centre; à l'intérieur, seule la masse contenue dans la sphère de rayon agit (6.6), et une couche sphérique ne crée aucun champ en son intérieur.

Énergie potentielle gravitationnelle (théorème 6.3, (6.7)), nulle à l'infini; vitesse de libération (théorème 6.4, (6.8)) depuis la surface d'un astre de rayon ( km/s pour la Terre); vitesse et période d'une orbite circulaire de rayon (théorème 6.5, (6.9)), indépendantes de la masse du satellite; énergie mécanique de l'orbite (théorème 6.6, (6.10)), négative (état lié). Orbite géostationnaire: s (jour sidéral), km, altitude km, km/s. Trajectoires: ellipse si , parabole si , hyperbole si .

Lois de Kepler (théorème 6.7): loi des orbites, loi des aires (théorème 6.8, (6.12), conséquence de la conservation du moment cinétique pour toute force centrale) et loi des périodes (théorème 6.9, (6.14)), étant le demi-grand axe (le rayon pour un cercle). Sur une ellipse d'excentricité (6.13): .

Équation de l'énergie (vis-viva, (6.11)) sur une orbite de demi-grand axe , qui donne les deux impulsions et d'un transfert de Hohmann entre deux orbites circulaires de rayons et (ellipse tangente aux deux cercles, durée ); accélération de marée (6.15) exercée par la Lune de masse à la distance , différence entre les attractions au point le plus proche et au centre de la Terre, en .

Chapitre 7 – Oscillations

Oscillateur harmonique (7.1) et sa solution (théorème 7.1, (7.2)): est l'amplitude, la phase initiale, la pulsation propre, la période, indépendante de l'amplitude (isochronisme). Forme équivalente .

Amplitude et phase à partir des conditions initiales , (7.3), vitesse et accélération (7.4): , ; la vitesse est en quadrature avec la position, l'accélération en opposition de phase.

Énergie mécanique de l'oscillateur harmonique (théorème 7.2, (7.5)), constante et proportionnelle au carré de l'amplitude; en . Petites oscillations autour d'un minimum de l'énergie potentielle (7.9): , .

Ressorts en parallèle et en série (théorème 7.3, (7.6)–(7.7)); masse suspendue à un ressort vertical (7.8): la pesanteur décale la position d'équilibre de sans changer la pulsation.

PenduleÉquation (petits angles)
simple, longueur (théorème 7.4, (7.11))
physique, par rapport à l'axe, distance axe– (théorème 7.5, (7.14))
de torsion, constante (7.15)

Pendules, valables pour (amplitudes de quelques degrés); le pendule physique équivaut à un pendule simple de longueur . Correction d'amplitude du pendule simple (7.12): , en radians.

Oscillateur amorti par un frottement visqueux (7.16): coefficient d'amortissement , taux d'amortissement (rapport à l'amortissement critique ) et facteur de qualité (7.17), égal à fois le rapport entre l'énergie emmagasinée et l'énergie dissipée par période (7.20).

RégimeConditionSolution
pseudo-périodique (), (7.18)
critique, retour le plus rapide sans oscillation
apériodique,

Les trois régimes de l'oscillateur amorti. Pseudo-période et décrément logarithmique (7.19): pour ; l'amplitude décroît de par pseudo-période.

Oscillateur forcé par (7.21) et régime permanent (théorème 7.6, (7.22)), atteint après extinction du transitoire: amplitude et retard de phase de la réponse. Avec (7.23): , ; à .

Résonance (théorème 7.7, (7.24)): pulsation et amplitude maximale, largeur à mi-puissance du pic pour un faible amortissement; pas de pic si . Puissance moyenne absorbée (7.25): , maximale à . Transmissibilité d'une suspension (7.26): , inférieure à pour .

Chapitre 8 – Référentiels non inertiels

Transformation de Galilée (8.1)–(8.2) entre un référentiel galiléen et un référentiel en translation rectiligne uniforme à la vitesse : temps absolu, accélérations identiques, lois de Newton invariantes (théorème 8.1); est aussi galiléen.

Référentiel en translation d'accélération (8.3) et loi du mouvement (théorème 8.2, (8.4)) avec la force d'inertie d'entraînement , uniforme et opposée à ; pendule dans un véhicule d'accélération horizontale (8.5): inclinaison et tension . Pesanteur apparente (ascenseur, surface libre d'un liquide, impesanteur en chute libre).

Formule de dérivation dans un repère tournant (théorème 8.3, (8.7)) et composition des vitesses et des accélérations (théorème 8.4, (8.8)–(8.9)) pour en rotation de vecteur autour d'un axe fixe passant par l'origine commune: accélération de Coriolis , accélération centripète d'entraînement , terme d'Euler nul en rotation uniforme.

Loi du mouvement dans un référentiel en rotation uniforme (8.10) avec les forces d'inertie: force centrifuge, dirigée vers l'extérieur perpendiculairement à l'axe (: distance à l'axe), et force de Coriolis, perpendiculaire à et à la vitesse relative , qui ne travaille pas (théorème 8.5). Si la rotation n'est pas uniforme s'ajoute la force d'Euler . Dans l'hémisphère nord, la force de Coriolis dévie les mouvements horizontaux vers la droite.

Vitesse angulaire de la Terre (jour sidéral) et pesanteur effective à la latitude (théorème 8.6, (8.11)–(8.12)), au premier ordre en : réduction de maximale à l'équateur () et déviation du fil à plomb vers l'équateur, d'angle maximal à ().

Déviation vers l'est (théorème 8.7, (8.13)) d'un corps lâché sans vitesse depuis la hauteur à la latitude (dans les deux hémisphères), et période de rotation du plan d'oscillation du pendule de Foucault (8.14): un jour sidéral au pôle, h à Lausanne (), infinie à l'équateur; le plan tourne dans le sens horaire dans l'hémisphère nord.

Chapitre 9 – Dynamique de rotation et moment cinétique

TranslationRotation autour d'un axe fixe
position angle (rad)
vitesse vitesse angulaire (rad/s)
accélération accélération angulaire (rad/s²)
masse moment d'inertie (kg·m²)
force moment de force (N·m)
quantité de mouvement moment cinétique (kg·m²/s)
, ,
, ,
, ,

Dictionnaire translation–rotation (9.1). Lien entre le mouvement d'un point du solide à la distance de l'axe et les grandeurs angulaires (9.2): , , , ; le vecteur est porté par l'axe, orienté par la règle de la main droite.

Moment d'une force par rapport à un point (9.3)–(9.4), joignant au point d'application, étant le bras de levier (distance de à la droite d'action); dans le plan, pour une rotation antihoraire. Changement de point (9.5): le moment d'un couple (résultante nulle) est le même en tout point.

Moment cinétique d'un point matériel (9.6) et théorème du moment cinétique pour un point (théorème 9.1, (9.7)) et pour un système (théorème 9.2, (9.8)), par rapport à un point fixe d'un référentiel galiléen ou au centre de masse : seules les forces extérieures comptent. Conservation (théorème 9.3) pour un système isolé ou une force centrale (loi des aires (9.9): ); si seule est nulle, seule est conservée (patineuse: ).

Moment cinétique d'un solide en rotation autour d'un axe fixe (théorème 9.4, (9.10)) et moment d'inertie (9.11), désignant la distance à l'axe; les moments d'inertie de parties s'additionnent. Théorème de Huygens–Steiner (théorème 9.5, (9.12)) pour un axe parallèle à un axe passant par , à la distance : l'axe par donne le moment d'inertie minimal. Théorème des axes perpendiculaires (théorème 9.6) pour une plaque plane dans . Rayon de giration .

Corps homogène de masse Axe
tige mince de longueur perpendiculaire, par le centre
tige mince de longueur perpendiculaire, par une extrémité
anneau mince ou cylindre creux à paroi mince, rayon axe de révolution
disque plein ou cylindre plein, rayon axe de révolution
disque plein, rayon diamètre
sphère pleine, rayon diamètre
coquille sphérique mince, rayon diamètre
plaque rectangulaire perpendiculaire, par le centre
plaque rectangulaire dans le plan, parallèle au côté , par le centre

Moments d'inertie usuels par rapport à un axe passant par le centre de masse (sauf la tige par une extrémité, obtenue par Huygens–Steiner); pour un axe déplacé, ajouter .

Équation fondamentale de la rotation autour d'un axe fixe (théorème 9.7, (9.13)), les réactions des paliers sans frottement n'ayant pas de moment; énergie cinétique de rotation (théorème 9.8, (9.14)); travail et puissance d'un moment (9.15), en joules et en watts ( en N·m, en rad/s); théorème de l'énergie cinétique en rotation (théorème 9.9). Poulie massive: la tension diffère de part et d'autre, avec .

Chapitre 10 – Dynamique du solide

Champ des vitesses d'un solide (10.1), théorème du centre de masse (théorème 10.1, (10.2)), théorème du moment cinétique au centre de masse (théorème 10.2, (10.3)), valable même si est accéléré, et théorème de König (théorème 10.3, (10.4)): le mouvement général d'un solide est la translation de plus la rotation autour de .

Roulement sans glissement (définition: vitesse nulle du point de contact; théorème 10.4, (10.5)); accélération d'un solide roulant sur une pente d'angle (théorème 10.5, (10.6)), indépendante de et de , avec (glissement sans frottement), (sphère), (disque, cylindre), (coquille), (anneau): les corps les plus «creux» descendent le moins vite; frottement statique nécessaire, dirigé vers le haut, qui ne travaille pas; condition de non-glissement (théorème 10.6, (10.7)). Énergie: .

Conditions d'équilibre d'un solide (théorème 10.7, (10.8)): résultante et moment résultant nuls, le moment pouvant être pris en n'importe quel point (choisir celui où passent le plus de forces inconnues). Un solide soumis à trois forces non parallèles est en équilibre seulement si elles sont concourantes. Stabilité: l'équilibre est stable si est minimale (le centre de masse s'élève pour tout petit déplacement compatible avec les liaisons); un corps posé bascule dès que la verticale de sort de la base de sustentation.

Précession du gyroscope pesant (théorème 10.8, (10.9)): roue de moment d'inertie tournant à autour de son axe horizontal, dont le centre de masse est à la distance du pivot; valable pour (approximation gyroscopique ), l'axe tournant autour de la verticale sans tomber puisque est horizontal. Centre de percussion (théorème 10.9, (10.10)) d'un solide pivotant en , de moment d'inertie et de centre de masse à la distance de : une percussion appliquée à la distance ne transmet aucune percussion au pivot ( pour une tige homogène pivotant à une extrémité); coïncide avec la longueur équivalente du pendule physique.

Chapitre 11 – Mécanique des fluides

Masse volumique (eau: ; air: ), pression (scalaire isotrope, en pascals; Pa mmHg), équation fondamentale de la statique des fluides (théorème 11.1, (11.1), ascendant), loi de l'hydrostatique (théorème 11.2, (11.2)) pour un liquide incompressible à la profondeur (indépendante de la forme du récipient; bar tous les m d'eau) et atmosphère isotherme (11.3) de hauteur d'échelle ( J/(mol·K), kg/mol, en kelvins).

Principe de Pascal (théorème 11.3) et presse hydraulique (11.4), à travail égal (); résultante des surpressions sur une paroi verticale de largeur retenant une hauteur d'eau (théorème 11.4, (11.5)) et son centre de poussée; poussée d'Archimède (théorème 11.5, (11.6)), verticale ascendante, égale au poids du fluide déplacé, appliquée au centre de gravité du fluide déplacé; fraction immergée d'un corps flottant (théorème 11.6, (11.7)) pour . Poids apparent d'un corps immergé: .

Débits volumique () et massique (kg/s), équation de continuité (théorème 11.7, (11.8)) pour un fluide incompressible en régime stationnaire, et théorème de Bernoulli (théorème 11.8, (11.9)) le long d'une ligne de courant d'un fluide parfait (non visqueux), incompressible, en écoulement stationnaire: pression statique, pression dynamique, pression de pesanteur; leur somme est la charge. Le fluide accélère et sa pression chute là où la section se rétrécit (effet Venturi).

Applications de Bernoulli: formule de Torricelli (théorème 11.9, (11.10)) pour un orifice petit à la profondeur sous la surface libre d'un réservoir ouvert; débitmètre de Venturi (théorème 11.10, (11.11)) horizontal de sections (entrée) et (col), ; tube de Pitot (11.12), étant la pression totale au point d'arrêt et la pression statique; puissance hydraulique (11.13) d'une chute de hauteur nette et de débit (turbine: ).

Loi de Newton de la viscosité (11.14), viscosité dynamique en Pa·s (eau: ; air: ) et viscosité cinématique en ; loi de Poiseuille (11.15) pour un écoulement laminaire dans un tube de rayon et de longueur soumis à la différence de pression (débit en ); nombre de Reynolds (11.16) pour une conduite de diamètre : écoulement laminaire pour environ, turbulent au-delà de .

Traînée sur une sphère de rayon à faible Reynolds (loi de Stokes) et vitesse limite de sédimentation correspondante; traînée quadratique à grand Reynolds ( pour une sphère, maître-couple) et vitesse limite; loi de Jurin (11.17): ascension capillaire dans un tube de rayon pour un liquide de tension superficielle (eau: mN/m) et d'angle de contact (descente si ). Loi de Laplace: surpression dans une goutte.

Chapitre 12 – Ondes mécaniques et son

Onde progressive sans déformation vers les croissants (théorème 12.1, (12.1); vers les décroissants) et onde sinusoïdale progressive (12.2): amplitude , nombre d'onde (rad/m), pulsation (rad/s), longueur d'onde (période spatiale), période , fréquence ; relation fondamentale (12.3). L'onde est transversale (corde, ondes S) ou longitudinale (son, ondes P).

Équation d'onde de la corde vibrante (théorème 12.2, (12.4)–(12.5)) pour de petits déplacements, tension et masse linéique; vitesse du son (théorème 12.3, (12.6)) dans un fluide de module de compressibilité , dans un gaz parfait ( pour l'air, kg/mol: m/s, soit m/s à ) et dans une barre solide de module d'Young (acier: m/s; eau: m/s).

Puissance moyenne transportée par une onde sinusoïdale sur une corde (théorème 12.4, (12.7)), proportionnelle au carré de l'amplitude et de la fréquence; intensité (12.8) en W/m², décroissant en pour une source ponctuelle de puissance sans absorption; niveau sonore (12.15) en décibels, étant le seuil d'audition à kHz (). Sources incohérentes (théorème 12.9): sources identiques donnent ; doubler l'intensité ajoute dB, la décupler dB, doubler la distance à une source ponctuelle retranche dB.

Principe de superposition (théorème 12.5) et interférence de deux ondes de même fréquence (12.9)–(12.10), déphasées de pour une différence de marche , ; battements (théorème 12.6, (12.11)) de deux fréquences voisines: oscillation à la fréquence moyenne modulée à la fréquence . À la réflexion sur une extrémité fixe, l'onde s'inverse; sur une extrémité libre, elle se réfléchit sans inversion.

Onde stationnaire (théorème 12.7, (12.12)), superposition de deux ondes contrapropagatives de même amplitude: tous les points vibrent en phase ou en opposition, avec une amplitude ; nœuds consécutifs distants de .

SystèmeModes propresLongueurs d'ondeHarmoniques
corde de longueur fixée aux deux bouts (théorème 12.8, (12.13)) (toutes)
tuyau ouvert aux deux bouts (toutes)
tuyau fermé à un bout (12.14) (impaires)

Modes propres: fondamentale et harmoniques ; le mode d'une corde possède ventres et nœuds. Une extrémité fermée d'un tuyau est un nœud de déplacement (ventre de pression), une extrémité ouverte un ventre de déplacement; un tuyau fermé sonne une octave plus bas qu'un tuyau ouvert de même longueur (correction d'extrémité à chaque ouverture).

Effet Doppler (théorème 12.10)Fréquence perçue Signes
source mobile (), observateur fixe (12.16) si la source s'approche, si elle s'éloigne
observateur mobile (), source fixe (12.17) si l'observateur s'approche, s'il s'éloigne
cas généralsignes du haut pour le rapprochement
réflexion sur un obstacle mobile (radar, échographie): vitesse de rapprochement du réflecteur

Effet Doppler acoustique, étant la vitesse du son dans le milieu et les vitesses étant comptées le long de la droite source–observateur, par rapport au milieu; le rapprochement élève la fréquence, l'éloignement l'abaisse; la source mobile modifie la longueur d'onde, l'observateur mobile la vitesse relative de l'onde. Pour : .

Angle du cône de Mach (théorème 12.11, (12.18)) pour une source supersonique (): est le demi-angle au sommet du cône de l'onde de choc, perçue au sol comme un bang; plus la source est rapide, plus le cône est fermé.

Références

  • Gruber, C. et Benoit, W., Mécanique générale, Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne.
  • Halliday, D., Resnick, R. et Walker, J., Physique 1 – Mécanique, Chenelière Éducation, Montréal.
  • Benson, H., Physique I – Mécanique, De Boeck, Bruxelles.
  • Hecht, E., Physique, De Boeck, Bruxelles.
  • Kleppner, D. et Kolenkow, R., An Introduction to Mechanics, 2e éd., Cambridge University Press.
  • Young, H. D. et Freedman, R. A., University Physics, 15e éd., Pearson (formula summaries en fin de chapitre).

Connectez-vous pour enregistrer votre progression.

Connexion pour poser des questions sur ce chapitre.