Objectifs du chapitre
À la fin de ce chapitre, vous serez capable de:
- calculer le produit vectoriel de deux vecteurs de , en démontrer les propriétés (antisymétrie, bilinéarité, orthogonalité, norme) et l'interpréter comme aire orientée;
- calculer un produit mixte, l'identifier à un déterminant et en déduire volumes et conditions de coplanarité;
- décrire une droite de l'espace par une représentation paramétrique ou par un système de deux équations cartésiennes, et déterminer la position relative de deux droites;
- écrire l'équation cartésienne d'un plan à partir d'un point et d'un vecteur normal, ou de trois points, et passer d'une représentation à l'autre;
- calculer des distances (point–droite, point–plan, droites gauches), des angles (droite–plan, plan–plan), des projections orthogonales et des symétriques;
- modéliser des situations d'ingénierie: moment d'une force, vitesse d'un solide en rotation, normale d'une facette de maillage, intersection d'un rayon avec un plan.
Pourquoi une géométrie propre à l'espace?
Les chapitres précédents traitent pour un quelconque: produit scalaire, norme, orthogonalité et projections (chapitre 7) ne dépendent pas de la dimension. L'espace physique à trois dimensions possède pourtant une structure supplémentaire, que et n'ont pas: à deux vecteurs et de , on peut associer un , perpendiculaire aux deux premiers, dont la longueur mesure l'aire du parallélogramme qu'ils engendrent. Ce est omniprésent en ingénierie.
- Moments de forces et couples. Une force appliquée en un point tend à faire tourner un solide autour d'un point ; l'intensité et l'axe de cette tendance sont décrits par le moment . Toute la statique des structures — équilibre d'une poutre, d'un portique, d'un assemblage boulonné — repose sur des équations de moments.
Le produit vectoriel est aussi l'outil naturel pour décrire les droites et les plans de l'espace: un plan est déterminé par un point et un vecteur normal, et la distance d'un point à une droite ou entre deux droites s'exprime à l'aide d'aires et de volumes. Ce chapitre construit ces outils à partir du produit scalaire du chapitre 7 et des déterminants du chapitre 3.
Rappels: vecteurs et repères de l'espace
Repère orthonormé direct
On munit l'espace d'un repère orthonormé : les trois vecteurs de base sont unitaires et deux à deux orthogonaux. Un point est repéré par ses coordonnées , c'est-à-dire par le vecteur , que nous identifions au vecteur colonne de . Pour alléger l'écriture, nous noterons souvent en ligne.
Un repère orthonormé peut être de deux types, images l'un de l'autre dans un miroir. Le repère est dit direct (ou droit) si, en pointant l'index de la main droite selon et le majeur selon , le pouce pointe selon ; il est indirect sinon. Cette convention, appelée règle de la main droite, ne se démontre pas: c'est un choix, universellement adopté en physique et en ingénierie, et nous supposons désormais le repère direct. En termes de déterminants (chapitre 3), une base orthonormée est directe si et seulement si sa matrice de passage depuis a un déterminant égal à .
Produit scalaire, norme et angle
Rappelons du chapitre 7 les formules, valables dans tout repère orthonormé:
où est l'angle géométrique entre deux vecteurs non nuls. Deux vecteurs sont orthogonaux si leur produit scalaire est nul. La projection orthogonale de sur l'axe dirigé par un vecteur non nul est
et la longueur (signée) de cette projection vaut . Ces deux formules serviront à chaque calcul de distance de ce chapitre.
Enfin, un vecteur directeur d'une droite est un vecteur non nul parallèle à la droite; deux vecteurs non nuls , sont colinéaires s'il existe tel que , et trois vecteurs sont coplanaires s'ils sont contenus dans un même plan vectoriel, c'est-à-dire s'ils forment une famille liée (chapitre 4).
Le produit vectoriel
Définition
La formule (8.2) se retient grâce au déterminant symbolique, développé selon la première ligne comme au chapitre 3:
Chaque composante est un déterminant obtenu en supprimant la ligne et la colonne de la composante calculée; le signe de la deuxième composante est négatif, ce qui revient à lire les indices dans l'ordre circulaire : la composante vaut où est une permutation circulaire de .
Soient et . Calculez .
Premières propriétés
Démonstration. Les points 1 et 2 se lisent sur (8.2): chaque composante est une expression bilinéaire en qui change de signe quand on échange et . Pour le point 3, calculons
puisque chacun des six produits apparaît deux fois avec des signes opposés ( et , etc.). Le calcul de est identique. Pour le point 4, si , l'antisymétrie et la bilinéarité donnent . Réciproquement, si avec , les trois déterminants de (8.2) sont nuls, ce qui signifie que la matrice de lignes et est de rang (chapitre 5): ses lignes sont proportionnelles. Le point 5 est un calcul direct.
Norme et aire
Démonstration. L'identité (8.3), due à Lagrange, se vérifie en développant les deux membres en fonction des composantes; le membre de gauche est une somme de neuf carrés et de produits croisés, le membre de droite est le produit de deux sommes de trois carrés, et tous les termes se correspondent. Ce développement, un peu long mais sans difficulté, est l'objet de l'exercice 8.5. Admettons-le un instant et déduisons (8.4): avec ,
et comme sur , on peut prendre la racine carrée sans valeur absolue.
La formule (8.4) a une lecture géométrique immédiate: est la hauteur du parallélogramme de côtés et relativement à la base . Ainsi
Dans l'exemple 8.1, , , , et l'on vérifie (8.3): . L'angle vaut et le triangle de côtés , a pour aire .
Orientation et règle de la main droite
Les propriétés 3 et 4 du théorème 8.1 et la formule (8.4) déterminent au signe près: c'est un vecteur orthogonal au plan de et (lorsqu'ils ne sont pas colinéaires), de longueur . Le signe est fixé par la propriété 5, : le triplet est toujours , comme le repère lui-même. Concrètement, si l'index de la main droite pointe selon et le majeur selon , le pouce pointe selon (figure 8.1). Une conséquence importante: le produit vectoriel dépend de l'orientation du repère. Dans un repère indirect, la formule (8.2) fournit le vecteur opposé; c'est pourquoi on l'appelle parfois en physique.
Le vecteur u est pris dans le plan z = 0 et v est quelconque. Le produit u ∧ v (en couleur d'accent) est orthogonal au parallélogramme engendré par u et v, et sa longueur est l'aire de ce parallélogramme. Observez comment il bascule lorsque v passe de l'autre côté de u, et comment il s'annule lorsque u et v sont colinéaires.
Soient et deux vecteurs non nuls de . Laquelle de ces affirmations est toujours vraie?
Le produit vectoriel n'est pas associatif
Le double produit vectoriel se calcule par la formule de Gibbs, que l'on démontre en comparant les composantes (exercice 8.5):
Elle montre que est une combinaison linéaire de et , ce qui est géométriquement évident: ce vecteur est orthogonal à , donc dans le plan de et . On en déduit l'identité de Jacobi , qui remplace l'associativité manquante.
Produit mixte et volumes
Démonstration. Développons le déterminant selon la troisième ligne (chapitre 3):
et l'on reconnaît exactement . Les propriétés de permutation sont celles du déterminant (une permutation circulaire de trois lignes est le produit de deux transpositions). Enfin, un déterminant est nul si et seulement si ses lignes forment une famille liée, c'est-à-dire si les trois vecteurs sont coplanaires.
Le produit mixte hérite de l'interprétation géométrique du déterminant vue au chapitre 3: est le volume du parallélépipède construit sur . On peut le retrouver directement: la base engendrée par et a pour aire , et la hauteur est la longueur de la projection de sur la normale , soit . Le produit «aire hauteur» redonne . Le signe du produit mixte indique si le triplet est direct (positif) ou indirect (négatif). Le de sommets occupe un sixième du parallélépipède construit sur :
Droites de l'espace
Représentations d'une droite
Une droite de l'espace est déterminée par un point et un vecteur directeur : un point appartient à si et seulement si est colinéaire à , soit pour un réel .
Contrairement au plan, où une seule équation décrit une droite, une équation linéaire dans l'espace décrit un plan (section suivante). Une droite est l'intersection de deux plans non parallèles, donc l'ensemble des solutions d'un système de deux équations cartésiennes
dont la matrice des coefficients est de rang . Le passage du système à la forme paramétrique est une résolution par élimination de Gauss (chapitre 1): l'ensemble des solutions est de dimension , et le paramètre libre est . Inversement, pour passer de (8.9) au système, on élimine entre les équations. Nous verrons plus loin qu'un vecteur directeur de la droite est , où .
Positions relatives de deux droites
Soient et deux droites. Dans le plan, deux droites sont sécantes ou parallèles; dans l'espace, une troisième situation apparaît: deux droites peuvent n'être ni parallèles ni sécantes, comme deux tubes qui se croisent sans se toucher.
Démonstration. Les droites sont sécantes s'il existe tels que , c'est-à-dire . Si c'est le cas, est une combinaison linéaire de et , les trois vecteurs sont coplanaires et le produit mixte est nul (théorème 8.3). Réciproquement, si , la famille est liée; comme et sont libres, est nécessairement une combinaison linéaire (chapitre 4), et le point est commun aux deux droites. Il est unique puisque des droites non parallèles ne peuvent avoir deux points communs. La seconde équivalence est la négation de la première, les droites n'étant pas parallèles par hypothèse.
Soient passant par de vecteur directeur et passant par de vecteur directeur . Quelle est leur position relative?
Distance d'un point à une droite
Démonstration. Soit la projection orthogonale de sur , donnée par la formule de projection sur l'axe rappelée en (8.1). Pour tout point de , le théorème de Pythagore dans le triangle rectangle donne : la distance minimale est bien . Pour la calculer, considérons le parallélogramme construit sur et : son aire vaut d'après (8.5), mais aussi «base hauteur» , puisque est la hauteur relative au côté porté par . En égalant les deux expressions, on obtient (8.10).
Distance entre deux droites gauches
Démonstration. Posons , orthogonal aux deux droites. Pour et , on a , et comme ,
Par l'inégalité de Cauchy–Schwarz, pour tout couple . Il reste à montrer que cette borne est atteinte, c'est-à-dire qu'il existe un couple tel que soit colinéaire à : c'est la . Les conditions et forment un système linéaire de deux équations en :
dont le déterminant (identité de Lagrange) est non nul: le système a une unique solution . Pour ce couple, est orthogonal à et à , donc colinéaire à , et Cauchy–Schwarz est une égalité. Enfin, la distance est nulle si et seulement si le produit mixte est nul, ce qui, d'après le théorème 8.4, caractérise les droites sécantes.
La démonstration fournit aussi une méthode pour construire la perpendiculaire commune (exercice 8.3). Pour les droites de la question précédente (, , , ), on avait et , donc .
Plans de l'espace
Équation cartésienne et vecteur normal
Un plan est déterminé par un point et deux vecteurs directeurs , non colinéaires: (représentation , à deux paramètres). Mais il est souvent plus commode de décrire un plan par la direction qui lui est .
Démonstration. Un point appartient au plan si et seulement si est une combinaison des vecteurs directeurs, c'est-à-dire si et seulement si appartient au plan vectoriel . Or ce plan vectoriel est exactement l'orthogonal de : il est contenu dans par le théorème 8.1 (point 3), et les deux sous-espaces ont la même dimension ( est le noyau de la forme linéaire non nulle , de dimension par le théorème du rang, chapitre 5). Donc , ce qui est (8.12). Réciproquement, l'ensemble des solutions de est non vide (si , le point convient) et, si en est un point, il coïncide avec l'ensemble des tels que : c'est le plan par de normale .
Les coefficients d'une équation cartésienne se lisent donc directement comme un vecteur normal, et l'on peut multiplier l'équation par une constante non nulle sans changer le plan. Le passage entre les deux représentations d'un plan est immédiat:
- paramétrique cartésien: calculer , puis ;
- cartésien paramétrique: résoudre l'équation par l'élimination de Gauss (deux inconnues libres), ou choisir un point du plan et deux vecteurs non colinéaires orthogonaux à .
Remettez dans l'ordre les étapes permettant d'écrire l'équation cartésienne du plan passant par trois points non alignés , , .
Glissez les éléments pour les mettre dans le bon ordre
- Lire les coefficients de l'équation comme les composantes de
- Contrôler que et vérifient aussi l'équation obtenue
- Calculer et vérifier qu'il est non nul (les points ne sont pas alignés)
- Déterminer en imposant que vérifie l'équation
- Former les vecteurs directeurs et
Positions relatives et angles
Soient deux plans et . Ils sont si et seulement si et sont colinéaires (confondus si de plus les équations sont proportionnelles, avec le même rapport pour ). Sinon, ils se coupent selon une , dirigée par : en effet, la direction de l'intersection est orthogonale aux deux normales, comme dans l'exemple 8.3. Ce sont les deux situations possibles pour un système de deux équations à trois inconnues de rang (droite) ou de rang (plans parallèles: aucune solution, ou tout un plan).
Une droite et un plan de normale sont parallèles si (la droite est contenue dans si de plus ); sinon ils se coupent en un unique point, obtenu en substituant (8.9) dans (8.12) et en résolvant l'équation du premier degré en (voir l'application au lancer de rayons plus loin).
Les valeurs absolues garantissent un angle aigu, indépendant du sens choisi pour les normales. Par exemple, les plans et ont pour normales et , de normes et et de produit scalaire : , soit . La droite dirigée par (la diagonale du cube) fait avec le plan horizontal , de normale , l'angle tel que , soit .
Distance d'un point à un plan, projection et symétrique
Démonstration. Soit un point quelconque de , de sorte que . Le point défini par (8.15) est de la forme : il est sur la perpendiculaire à passant par , et il appartient à puisque
Pour tout point , le vecteur est dans le plan, donc orthogonal à (colinéaire à ), et Pythagore donne . La distance cherchée est donc
De façon équivalente, : la distance est la valeur absolue de la composante de le long de la normale unitaire (figure 8.3). Enfin, est le milieu de par construction et est normal au plan: est le symétrique orthogonal.
Le signe de indique de quel côté du plan se trouve : le plan partage l'espace en deux demi-espaces, celui où l'expression est positive (du côté vers lequel pointe ) et celui où elle est négative. Cette remarque est la clé des tests d'orientation en CAO.
Calculez la distance du point au plan d'équation .
Applications en mécanique et en ingénierie
Moment d'une force
Un couple est un système de deux forces opposées et appliquées en deux points et : la résultante est nulle, mais le moment ne l'est pas, et il choisi. C'est ce que produit un tournevis ou un moteur électrique sur son arbre. Plus généralement, la statique d'un solide exige que la somme des forces la somme des moments soient nulles: six équations scalaires dans l'espace, contre trois dans le plan.
Vitesse d'un point d'un solide en rotation
Un solide tourne autour d'un axe passant par à la vitesse angulaire (rad/s). On représente cette rotation par le vecteur rotation , porté par l'axe, de norme , orienté par la règle de la main droite (le solide tourne dans le sens des doigts lorsque le pouce pointe selon ). La vitesse d'un point du solide est alors
Cette formule condense trois faits: est orthogonale à l'axe et au rayon (donc tangente au cercle décrit par ), sa norme vaut , où est la distance de à l'axe, et son sens est celui de la rotation. Par exemple, pour rad/s et m, on trouve m/s, de norme m/s : la distance de à l'axe est bien m, et la composante de n'intervient pas.
Normale à une facette et orientation d'un maillage
En CAO, en impression 3D (format STL) et en graphisme, une surface est approchée par un maillage de triangles. Chaque facette de sommets possède une normale
et une aire . L'ordre des sommets est significatif: échanger et renverse la normale. La convention universelle est que les sommets sont listés dans le sens antihoraire lorsqu'on regarde la facette depuis l'extérieur de la pièce, de sorte que pointe vers l'extérieur. Une facette «retournée» produit des trous ou des artefacts d'éclairage; les logiciels de préparation d'impression les détectent en vérifiant, pour chaque facette, le signe de où est un point intérieur, qui doit être négatif. La facette de sommets , , a pour normale , d'aire , orientée vers l'extérieur du tétraèdre de sommet puisque .
Aire d'un polygone de l'espace
L'aire d'un polygone plan de l'espace se calcule sans le découper explicitement en triangles, par la formule du lacet vectorielle:
valable pour tout polygone simple (sans croisement) et tout choix de l'origine . En effet, pour un triangle , l'identité (avec , développer par bilinéarité) donne le double de l'aire orientée; pour un polygone convexe découpé en triangles depuis , les termes intermédiaires se télescopent et les normales des triangles, toutes de même sens, s'additionnent. Pour le quadrilatère , , , (un rectangle incliné), la somme vaut , d'où , ce qui est bien .
Intersection d'un rayon et d'un plan
Le lancer de rayons (ray tracing) calcule une image en suivant, pour chaque pixel, le rayon () issu de la caméra dans la direction et en cherchant la première surface rencontrée. Pour un plan , on substitue: , où nous notons ici le point de départ du rayon pour ne pas le confondre avec l'origine, d'où
Si , le rayon est parallèle au plan; si , le plan est derrière la caméra. Pour le plan et le rayon partant de dans la direction , on trouve et , donc et le point d'impact est . Pour une facette triangulaire, on teste ensuite si le point d'impact est du triangle, en le décomposant sur et (exercice 8.4). Le signe de dit en outre si le rayon frappe la face avant ou la face arrière, ce qui permet d'éliminer d'emblée les facettes tournant le dos à la caméra ().
Synthèse
- Le produit vectoriel , défini par (8.2), est bilinéaire, antisymétrique, orthogonal à et , de norme (aire du parallélogramme) et orienté par la règle de la main droite; il est nul si et seulement si et sont colinéaires. Il n'est ni commutatif ni associatif.
- Le produit mixte est le déterminant : volume signé du parallélépipède, un sixième pour le tétraèdre, nul si et seulement si les vecteurs sont coplanaires.
Soient trois vecteurs de . Laquelle de ces égalités est vraie pour tous ?
Exercices
Vous pouvez afficher le corrigé directement sous chaque énoncé après avoir cherché la solution.
Soient , et .
Soit la droite de représentation paramétrique et le plan d'équation .
Soient passant par , dirigée par , et passant par , dirigée par .
Une facette triangulaire d'un maillage STL a pour sommets, dans cet ordre, , et (en cm). Le centre de gravité de la pièce est en .
- Démontrer l'identité de Lagrange (8.3): pour tous , .
Références
- Lay, D. C., Lay, S. R. et McDonald, J. J., Algèbre linéaire et applications, 5e éd., Pearson, Montréal, chap. 6.
- Strang, G., Introduction to Linear Algebra, 5e éd., Wellesley-Cambridge Press, Wellesley, chap. 4 et 5.
- Grifone, J., Algèbre linéaire, 6e éd., Cépaduès, Toulouse, chap. 7 (géométrie euclidienne).
- Liret, F. et Martinais, D., Algèbre 1re année, 2e éd., Dunod, Paris, chap. «Géométrie de l'espace».
- Gruber, P. et Weber, R., Algèbre linéaire, polycopié de l'EPFL, Lausanne.
- Hibbeler, R. C., Engineering Mechanics: Statics, 14e éd., Pearson, Hoboken, chap. 2 et 4 (produit vectoriel, moment d'une force).