Objectifs du chapitre
À la fin de ce chapitre, vous serez capable de:
- lire une balance des paiements, décomposer le compte courant en biens, services, revenus primaires et revenus secondaires, et démontrer que son solde a nécessairement pour contrepartie des flux financiers;
- distinguer le taux de change nominal du taux de change réel, calculer et un taux de change effectif, et expliquer pourquoi c'est le taux réel — et non le nominal — qui détermine la compétitivité-prix et les exportations nettes;
- énoncer la parité des pouvoirs d'achat dans ses versions absolue et relative, la parité non couverte des taux d'intérêt, et dire honnêtement à quel horizon chacune est vérifiée et à quel horizon elle échoue;
- énoncer et démontrer la condition de Marshall-Lerner, et expliquer pourquoi une dépréciation commence souvent par dégrader la balance commerciale (courbe en J);
- expliquer ce qui détermine un taux de change à court, moyen et long terme, et pourquoi la surréaction de Dornbusch rend les changes plus volatils que les fondamentaux qu'ils reflètent.
La balance des paiements
Ce que l'on compte, et pourquoi cela s'équilibre
Une économie ouverte échange avec le reste du monde des biens, des services, des revenus et des actifs. La balance des paiements est l'état statistique qui enregistre, pour une période donnée, l'ensemble de ces transactions entre les résidents d'un pays et les non-résidents. C'est un document de flux: il porte sur ce qui s'est passé pendant une année, non sur ce que le pays possède à la fin de cette année.
Le cadre international de référence est le sixième Manuel de la balance des paiements du Fonds monétaire international (MBP6), dont la Suisse suit la méthodologie: la Banque nationale suisse publie chaque année la balance des paiements et la position extérieure globale nette du pays. La balance se décompose en trois comptes, auxquels s'ajoute un poste d'ajustement.
Le fait remarquable est que ces comptes ne peuvent pas ne pas s'équilibrer. La raison est mécanique: toute transaction avec l'étranger comporte deux faces, et la comptabilité en partie double les enregistre toutes les deux. Lorsqu'une entreprise sylvanienne vend une machine à un client étranger, on inscrit une exportation au compte courant; mais le client paie, et l'encaissement — un dépôt bancaire à l'étranger, une créance commerciale, une entrée de devises — est un actif financier qui s'inscrit au compte financier. Un déficit du compte courant n'est donc pas un trou mystérieux: c'est l'autre nom d'un endettement net du pays envers le reste du monde, ou d'une cession nette d'actifs à l'étranger.
Démonstration. Considérons une transaction élémentaire entre un résident et un non-résident. Elle échange nécessairement deux objets: un bien, un service, un revenu ou un actif contre un autre bien, service, revenu ou actif. La convention d'enregistrement du MBP6 inscrit chaque objet sortant et chaque objet entrant dans le compte auquel il appartient, avec des signes opposés dans l'identité (13.1). Une exportation de biens de payée par un virement bancaire augmente de et augmente aussi les acquisitions nettes d'actifs financiers de , donc de : la contribution nette à est nulle. Un don de à l'étranger financé par un prélèvement sur un dépôt à l'étranger diminue de (revenu secondaire) et diminue de : contribution nette nulle à nouveau. Le raisonnement vaut transaction par transaction; l'échange d'un actif contre un autre actif laisse et inchangés et deux mouvements opposés dans . En sommant sur toutes les transactions, . Les erreurs et omissions nettes sont, par construction, ce qu'il faut ajouter pour rétablir l'égalité lorsque les deux faces d'une transaction n'ont pas été également bien mesurées.
La balance des paiements de la Sylvanie
Stock contre flux: la position extérieure globale nette
Vous avez déjà rencontré cette opposition trois fois: entre le déficit public et la dette publique au chapitre 12, entre l'investissement et le stock de capital au chapitre 5, entre la création monétaire et la masse monétaire au chapitre 7. Elle revient ici, et avec un raffinement qui la rend plus intéressante que les précédentes: la PEGN ne varie pas seulement à cause des flux. Elle varie aussi par effets de valorisation, c'est-à-dire par les variations de prix des actifs et — surtout — par les variations du taux de change.
Un exemple parle mieux qu'une définition. Supposez que la Sylvanie détienne pour milliards d'UM d'actifs à l'étranger, libellés en monnaie étrangère, et doive milliards à l'étranger, libellés en UM. Sa PEGN vaut . Si la monnaie sylvanienne s'apprécie de sans qu'aucune transaction n'ait lieu, les actifs étrangers ne valent plus que milliards d'UM tandis que les engagements restent à : la PEGN tombe à . Aucun flux n'a été enregistré dans la balance des paiements, et pourtant le pays s'est appauvri de milliards.
Un pays enregistre un compte courant de −40, un compte de capital de +2 et des erreurs et omissions nettes de −5. Quel est le solde de son compte financier au sens du MBP6?
Taux de change nominal et taux de change réel
Le taux nominal, et la convention qui tue
Si la Sylvanie a pour partenaire la Vénétie et que , une unité monétaire sylvanienne s'échange contre vénète, et un vénète contre UM. Passer d'une convention à l'autre, c'est prendre l'inverse; et c'est là que les erreurs de signe s'introduisent, car l'inverse retourne le sens de toutes les variations. La presse financière suisse cote habituellement «EUR/CHF», c'est-à-dire des francs par euro: dans cette cotation, une baisse du nombre affiché est une appréciation du franc. Vous devrez faire la traduction chaque fois que vous lirez un commentaire de marché; faites-la explicitement, sur le papier, plutôt que de tête.
Le taux réel: ce que l'on peut acheter, pas ce que l'on échange
Le taux nominal ne dit rien sur la compétitivité. Si la monnaie sylvanienne se déprécie de mais que les prix sylvaniens montent de dans le même temps, les produits sylvaniens ne sont pas devenus meilleur marché pour l'acheteur étranger: leur prix en monnaie étrangère est inchangé. Ce qui compte est le prix relatif des paniers de biens.
La formule se lit de gauche à droite. Un panier national coûte en monnaie nationale; converti au taux (monnaie étrangère par unité nationale), il coûte en monnaie étrangère; on divise par le prix du panier étranger, exprimé dans la même monnaie étrangère, et l'on obtient un nombre pur: combien de paniers étrangers vaut un panier national.
En passant aux variations relatives — la manipulation la plus utile du chapitre — on obtient, pour de petites variations,
Une appréciation réelle peut donc venir de deux sources: une appréciation nominale, ou une inflation nationale supérieure à l'inflation étrangère. C'est la relation la plus utilisée du chapitre, et elle sera la clef du cas suisse.
Le taux de change effectif
Aucun pays n'a un seul partenaire commercial. Un exportateur suisse se compare simultanément à des concurrents de la zone euro, des États-Unis, du Royaume-Uni, du Japon et de Chine, et le franc peut s'apprécier contre l'un pendant qu'il se déprécie contre l'autre. On construit donc un indice composite.
Le taux de change nominal de l'UM passe de 1,25 à 1,35 vénète par UM. L'indice des prix sylvanien vaut et l'indice vénète , tous deux inchangés. Calculez le nouveau taux de change réel .
La parité des pouvoirs d'achat
La loi du prix unique
Les conditions de validité sont exigeantes, et il faut les énoncer avant d'utiliser la loi: le bien doit être homogène (une tonne de blé de qualité donnée, oui; un séjour à l'hôtel, non), échangeable (transportable à coût faible), les coûts de transaction doivent être faibles (transport, assurance, douane, information), il ne doit y avoir ni droits de douane ni contingents, et la concurrence doit être suffisante pour qu'aucun vendeur ne puisse pratiquer des prix différents selon les marchés.
De la loi du prix unique à la PPA
Démonstration. Si la loi du prix unique vaut bien par bien et que les pondérations du panier sont les mêmes des deux côtés, alors la somme pondérée des prix nationaux est égale à la somme pondérée des prix étrangers convertis, donc , ce qui donne (13.5) et . Pour la version relative, prenons le logarithme de : . Si est constant, sa variation logarithmique est nulle, donc , c'est-à-dire, en approximation de petites variations, .
Où la PPA fonctionne, et où elle échoue
La bonne manière de juger la PPA n'est pas de demander si elle est vraie, mais à quel horizon et dans quelles circonstances elle l'est. L'expérience accumulée par la littérature empirique — et le point est suffisamment établi pour être enseigné comme tel — donne trois régularités.
- À court terme, la PPA échoue lourdement. Les taux de change nominaux sont bien plus volatils que les niveaux de prix. Le taux de change réel varie donc presque autant que le nominal, ce qui est exactement l'inverse de ce que prédit la PPA. Les prix sont rigides à court terme (chapitre 9) alors que les changes sont fixés sur des marchés financiers qui réagissent en secondes.
- À long terme, la PPA relative tient beaucoup mieux. Sur des décennies, les écarts d'inflation persistants finissent par se retrouver dans le taux de change nominal. Les études convergent sur une convergence lente du taux de change réel vers sa moyenne: on parle couramment d'une demi-vie de plusieurs années pour les écarts à la PPA entre pays développés. Retenez l'ordre de grandeur — quelques années — et non un chiffre précis, car les estimations dépendent beaucoup de la période et de la méthode.
- En forte inflation, la PPA relative est presque exacte. Lorsqu'un pays connaît une inflation de plusieurs centaines de pour cent par an, l'écart d'inflation domine tout le reste et le taux de change nominal suit presque mécaniquement. L'hyperinflation allemande de 1923 est le cas d'école: le mark s'est effondré contre le dollar à un rythme qui suivait de très près la hausse des prix intérieurs.
L'inflation en Sylvanie est de 5 % par an, celle de son partenaire de 1 % par an. Selon la PPA relative, et avec la convention du cours (e en monnaie étrangère par unité de monnaie nationale), que devrait faire le taux de change nominal?
La parité non couverte des taux d'intérêt
L'arbitrage sur les actifs financiers
La PPA repose sur l'arbitrage sur les marchandises, qui est lent et coûteux. Il existe un arbitrage bien plus rapide: celui qui porte sur les actifs financiers. Un investisseur qui dispose d'une unité de monnaie nationale a deux possibilités: acheter un titre national, qui rapporte , ou convertir en monnaie étrangère, acheter un titre étranger, qui rapporte , et reconvertir à l'échéance au taux de change qui prévaudra alors. Cette seconde stratégie porte un risque: le taux de change futur n'est pas connu. Elle est non couverte — d'où le nom de la relation.
Démonstration. Partons d'une unité de monnaie nationale à la date .
Stratégie nationale. On achète un titre national: on obtient unités de monnaie nationale en .
Stratégie étrangère. On convertit: une unité nationale donne unités de monnaie étrangère, puisque est exprimé en monnaie étrangère par unité nationale. On place au taux étranger: on détient unités de monnaie étrangère en . On reconvertit au taux anticipé: comme est encore en monnaie étrangère par unité nationale, il faut , et l'on obtient unités de monnaie nationale.
Arbitrage. Si la première stratégie rapportait davantage, tout le monde placerait en monnaie nationale, la demande de titres nationaux ferait baisser et la demande de monnaie nationale sur le marché des changes ferait monter , jusqu'à l'égalité. À l'équilibre, , ce qui est (13.7).
Approximation. Posons , la variation anticipée de , de sorte que . Alors (13.7) devient , soit . En négligeant le produit , petit devant les autres termes, , ce qui est (13.8).
Prime de risque, et le fait que la PTINC ne tient pas
L'hypothèse de neutralité au risque est forte. Les titres de deux pays ne sont pas parfaitement substituables: ils diffèrent par le risque de défaut, la liquidité, le traitement fiscal, le risque de contrôle des capitaux, et par le simple fait que leur rendement n'est pas certain. On écrit alors une PTINC augmentée d'une prime de risque :
Une monnaie perçue comme sûre porte une prime de risque négative: les investisseurs acceptent un rendement inférieur pour la détenir, parce qu'elle leur rend service précisément quand tout va mal. Le franc suisse et le yen sont les cas classiques.
Le taux d'intérêt national vaut et le taux étranger . Le taux de change comptant est (monnaie étrangère par unité de monnaie nationale). Selon la PTINC exacte, quel est le taux de change anticipé dans un an ?
Exportations nettes et taux de change réel: Marshall-Lerner et courbe en J
Le modèle de Mundell-Fleming du chapitre 14 postulera qu'une appréciation réelle réduit les exportations nettes, et qu'une dépréciation les améliore. Ce signe paraît évident; il ne l'est pas. Une dépréciation réelle a deux effets de sens opposés sur la balance commerciale, et le résultat net dépend de la vitesse à laquelle les volumes réagissent.
Un effet volume, un effet prix
Mesurons tout en biens nationaux. Les exportations portent sur un volume de biens nationaux. Les importations portent sur un volume de biens étrangers, dont chacun vaut bien national: leur valeur en biens nationaux est . Donc
Une dépréciation réelle (une baisse de , avec la convention du cours) agit par trois canaux:
- effet volume sur les exportations: les biens nationaux deviennent meilleur marché pour l'étranger, augmente — favorable;
- effet volume sur les importations: les biens étrangers deviennent plus chers pour les résidents, diminue — favorable;
- effet prix (ou effet de valorisation): chaque unité importée coûte désormais plus de biens nationaux, puisque augmente — défavorable.
Les deux premiers effets prennent du temps: il faut que des acheteurs changent de fournisseur, que des contrats arrivent à échéance, que des usines ajustent leur production. Le troisième est immédiat: les importations déjà commandées sont payées au nouveau cours.
La condition de Marshall-Lerner
Notons l'élasticité du volume des exportations au taux de change réel et celle du volume des importations, toutes deux comptées positivement: une dépréciation réelle de 1 % augmente de % et réduit de %.
Démonstration. Soit le taux de dépréciation réelle. Par définition des élasticités, et . La valeur des importations varie, au premier ordre, de . Donc
qui est positif si et seulement si , c'est-à-dire, en divisant par , si . Avec , on retrouve .
Le seuil de 1 a une interprétation simple: il faut que le gain en volume compense la perte de valeur sur les importations, qui est de 1 % par pourcent de dépréciation. Si les volumes ne réagissent pas du tout (), une dépréciation de 10 % alourdit simplement de 10 % la facture des importations.
La balance commerciale d'un pays est initialement équilibrée. Les élasticités-volume valent pour les exportations et pour les importations. Calculez le membre de gauche de la condition de Marshall-Lerner; une dépréciation réelle améliore-t-elle la balance?
Qu'est-ce qui détermine un taux de change?
Trois horizons, trois réponses
La difficulté du sujet vient de ce que la réponse change selon l'horizon, et que les trois réponses ne sont pas compatibles entre elles à court terme.
À long terme, la PPA relative. Sur plusieurs décennies, les écarts d'inflation persistants finissent par s'imprimer dans le taux nominal, et le taux réel revient lentement vers un niveau moyen. Ce niveau moyen lui-même n'est pas constant: il dépend de la productivité relative (effet Balassa-Samuelson), de la structure du commerce extérieur et de la position extérieure nette du pays. Un pays créancier net peut se permettre durablement un taux de change réel plus élevé, puisqu'il perçoit des revenus de l'étranger.
À moyen terme, la balance courante et la compétitivité. Un pays dont le compte courant est structurellement excédentaire accumule des créances sur le reste du monde; la demande pour sa monnaie, alimentée par ses excédents commerciaux, tend à l'apprécier jusqu'à ce que la compétitivité se dégrade assez pour réduire l'excédent. C'est un mécanisme lent et souvent contrarié par les flux de capitaux, mais il donne le sens des forces de rappel.
À court terme, les taux d'intérêt et les anticipations. À l'échelle de la journée, de la semaine ou du trimestre, le taux de change est le prix d'un actif financier, et il se comporte comme tel: il réagit instantanément à toute information qui modifie les rendements anticipés ou la prime de risque. Décisions de banques centrales, publications d'inflation, indicateurs conjoncturels, tensions géopolitiques: la PTINC (13.9) est le bon cadre, à condition de se rappeler qu'elle décrit une condition d'équilibre entre anticipations, non une loi de prédiction.
La surréaction de Dornbusch
Pourquoi les taux de change sont-ils si volatils, bien plus que les fondamentaux qu'ils sont censés refléter? Rudiger Dornbusch a proposé en 1976 une explication qui combine simplement deux ingrédients que nous avons déjà: les prix des biens sont rigides à court terme, les marchés financiers s'ajustent instantanément.
L'idée, dans sa version la plus dépouillée. La banque centrale augmente durablement la masse monétaire de . À long terme, les prix montent de et, par la PPA relative, la monnaie se déprécie de : le nouveau niveau de long terme du taux de change est connu de tous. Mais à court terme les prix ne bougent pas; la masse monétaire réelle augmente donc vraiment, et le taux d'intérêt national doit baisser pour que le marché de la monnaie s'équilibre. Or la PTINC exige alors, puisque , que le marché anticipe une appréciation future de la monnaie nationale. Comment la monnaie peut-elle se déprécier durablement de et être attendue en appréciation à partir d'aujourd'hui? Une seule façon: qu'elle se déprécie immédiatement de plus de , pour ensuite remonter vers son niveau de long terme.
Le taux de change surréagit: il dépasse sa cible de long terme, puis y revient. Deux conséquences importantes. D'abord, une volatilité élevée du change n'est pas nécessairement le signe d'un marché irrationnel: elle peut être le comportement d'équilibre d'un marché parfaitement rationnel confronté à des prix rigides ailleurs dans l'économie. Ensuite, la surréaction explique pourquoi les mouvements de change à court terme sont beaucoup plus amples que les écarts d'inflation qui les sous-tendent — le paradoxe que la PPA de court terme ne parvenait pas à expliquer.
L'explorateur ci-dessous met ce mécanisme en scène: il calcule le niveau de long terme du change par la PPA relative, puis le niveau d'aujourd'hui par la PTINC. Faites varier l'écart de taux et observez que le taux d'aujourd'hui s'écarte de son niveau de long terme, alors même que le taux de change réel de long terme, lui, ne bouge pas d'un pouce: c'est l'invariance de la PPA relative, et c'est le cœur du chapitre.
Modèle didactique à deux dates. Convention du cours: e est exprimé en monnaie étrangère par unité de monnaie nationale, donc une hausse de e est une appréciation. Le long terme suit la PPA relative, le court terme la parité non couverte des taux d'intérêt. Le taux de change réel de long terme reste à 100 quoi que fassent les curseurs: c'est l'invariance de la PPA relative.
Synthèse
- La balance des paiements s'équilibre par construction: . Un déficit courant est l'autre nom d'un endettement net envers le reste du monde, et l'identité le relie à l'écart entre épargne et investissement. Le compte financier est un flux; la position extérieure globale nette est le stock correspondant, et elle varie aussi par effets de valorisation — ce qui explique la volatilité du résultat de la BNS.
- C'est le taux de change réel qui détermine la compétitivité-prix, pas le taux nominal. Sa variation se décompose en , et le taux effectif pondère l'ensemble des partenaires. Avec la convention de ce cours, .
Avec la convention de ce cours, le taux de change de l'UM passe de 1,20 à 1,08 unité de monnaie étrangère. Que s'est-il passé?
Exercices
Vous pouvez afficher le corrigé directement sous chaque énoncé après avoir cherché la solution.
Pour l'année écoulée, un pays enregistre (en milliards): solde des biens ; solde des services ; revenus primaires ; revenus secondaires ; compte de capital ; compte financier au sens du MBP6 .
- Calculez le solde du compte courant.
- Calculez les erreurs et omissions nettes.
- Le pays est-il prêteur ou emprunteur net vis-à-vis du reste du monde? De combien?
- Sachant que son investissement vaut , que vaut son épargne nationale ?
L'économie de Bélorie a pour monnaie le bélor. Sur une année:
- le taux de change nominal bilatéral avec son principal partenaire passe de à (unités de monnaie étrangère par bélor);
- l'indice des prix bélore passe de à , l'indice étranger de à .
- L'inflation en Bélorie est de par an, celle de ses partenaires de . Que prédit la PPA relative pour la variation annuelle du taux de change nominal du bélor? Calculez l'approximation et la valeur exacte.
- Si ces écarts d'inflation persistent cinq ans, quelle est la variation cumulée exacte du taux nominal prédite par la PPA relative?
- Un hamburger standard coûte bélors en Bélorie et unités de monnaie étrangère chez le partenaire. Le taux de change observé est . Calculez le taux de PPA implicite et le taux de sur- ou sous-évaluation du bélor selon cet indice.
Le taux d'intérêt à un an vaut en Bélorie et à l'étranger. Le taux de change comptant est (monnaie étrangère par bélor).
On reprend les échanges de la Sylvanie en 2024: , , taux de change réel normalisé à . L'UM se déprécie de 10 % en termes réels (). Les volumes réagissent avec des élasticités constantes: et , la valeur des importations en biens nationaux étant .
Références
- Olivier Blanchard, Alessia Amighini et Francesco Giavazzi, Macroéconomie, Pearson. Les chapitres consacrés à l'économie ouverte y développent la balance des paiements, le taux de change réel et les parités dans une notation proche de celle de ce cours.
- Michael Burda et Charles Wyplosz, Macroéconomie: une perspective européenne, De Boeck. Référence européenne, particulièrement utile sur le taux de change réel, la parité des pouvoirs d'achat et la balance des paiements des pays européens.
- Paul Krugman et Robin Wells, Macroéconomie, De Boeck. Traitement accessible du taux de change réel, de la parité des pouvoirs d'achat et des choix de régime.
- N. Gregory Mankiw, Macroéconomie, De Boeck. Exposé clair de la petite économie ouverte et de l'identité épargne-investissement-compte courant.
- Banque nationale suisse, Balance des paiements et position extérieure globale nette de la Suisse (publication annuelle), ainsi que le Bulletin trimestriel et le Rapport de gestion. Sources de première main sur les décisions de politique monétaire, les interventions sur le marché des changes et le bilan de la BNS.
- Office fédéral de la statistique et SECO, comptes nationaux et statistiques du commerce extérieur. Pour les ordres de grandeur suisses; à consulter directement plutôt que de se fier à des chiffres de seconde main.